24/09/2007

Affaire Blocher-Roschacher: Mme Calmy-Rey calme le jeu au National

Micheline Calmy-Rey a tenté de désamorcer la polémique sur le soi-disant complot autour de l'affaire Blocher-Roschacher devant le National. "La collégialité sera préservée si les conseillers fédéraux restent en-dehors de la mêlée électorale et au-dessus des partis".

La présidente de la Confédération s'est montrée évasive à l'heure des questions du Conseil national. Pressée par plusieurs parlementaires UDC de s'exprimer sur les propos de Pascal Couchepin selon lequel la campagne électorale lui rappelle le fascisme, elle a jugé que le Valaisan "n'a établi aucun parallèle entre un membre du Conseil fédéral et un dictateur fasciste".

Mme Calmy-Rey a cité les déclarations du ministre de l'intérieur Valaisan sur les ondes de la Radio de la Suisse italienne du 6 septembre. "Il n'y a donc pas atteinte au principe de collégialité", a-t-elle affirmé.

Sommée de s'expliquer également sur le recours à un jurisconsulte dans l'affaire Blocher-Roschacher, Mme Calmy-Rey a précisé que "toutes les décisions dans cette affaire ont été prises par consensus sur la base des propositions de la présidence".

Micheline Calmy-Rey a également minimisé les conséquences à l'étranger des débordements racistes de la campagne. Même si les affiches de l'UDC ont été commentées par les médias étrangers, aucun effet concret sur l'économie n'a été constaté jusqu'à présent, a-t-elle assuré en réponse aux inquiétudes de Hans Widmer (PS/LU).

 

Pour que la présidente de la Confédération s’engage à ce point pour la collégialité, c’est vraisemblablement parce que le PS n’est pas tout blanc dans cette histoire.. Et que ça risque de se savoir avant les élections…  

 

 

18:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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