14/10/2007

Il n'y a plus de campagne!

«Il est difficile de parler de cette campagne électorale puisque, à cause de l'UDC, il n'y a plus d'avant et d'après, mais une campagne et une agitation permanente», déclare d'emblée l'historien bâlois Georg Kreis, président de la commission fédérale contre le racisme.

Néanmoins, l'historien voit des tendances particulières renforcées ces derniers mois: «Plus grave que les moutons est à mes yeux l'alternative posée par Ueli Maurer entre l'islam et l'Occident, entre l'enfer et le ciel, explique Georg Kreis. Cette tendance à discréditer fondamentalement l'opposant n'est pas nouvelle mais devient graduellement plus forte.»

Typiquement romand

Si Georg Kreis voit une petite différence entre Bâle, où un comité inter-partis a réagi aux affiches UDC, et le reste de la Suisse alémanique, c'est parce que «les Bâlois sont un peu les Romands de Suisse alémanique. Or ce type de réactions ou des mouvements comme SOS Racisme sont impensables en Suisse alémanique», note Georg Kreis.

Le politologue Andreas Ladner, qui a gardé un pied à Zurich tout en enseignant à l'IDHEAP de Lausanne, est bien placé pour percevoir les différences de sensibilité.

 

Monsieur Kreis, dans son commentaire, manque du recul que son métier devrait lui avoir appris. L’UDC n’est pas responsable de la médiatisation de sa campagne, ce sont les médias d’une part, les autres partis d’autre part, qui par le manque de sujets porteurs et d’imagination ont laissé la voie grande ouverte à l’UDC. Les seules réactions des
«ténors» de la gauche étaient sur la forme de la campagne plutôt que sur le fonds. Aucun argument valable n’a été avancé pour démonter la campagne du mouton noir de l’UDC.

 

20:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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