16/10/2007

L'affaire de la balle colorante à Genève tourne court

A peine ouvert, le procès d'un ancien capitaine de la police genevoise accusé dans le cadre de l'affaire dite de la balle colorante a été suspendu. Son avocat a demandé la récusation du tribunal in corpore.

L'ancien capitaine, jugé pour avoir autorisé l'usage du fusil marqueur qui a blessé une manifestante en mars 2003, comparaissait mardi devant le Tribunal de police. Son avocat, Me Robert Assael, a fustigé la composition de la cour. "Il n'est pas sain qu'un tribunal de gauche juge une affaire aussi politisée."

Suite à cette demande, le président du tribunal a dû suspendre l'audience, au grand dam du public venu soutenir la manifestante touchée par la balle colorante. La requête en récusation sera tranchée par le collège des juges du Tribunal de première instance. Le procès ne pourra sans doute pas reprendre avant quelques semaines.

Âgé aujourd'hui de 55 ans, le capitaine, désormais à la retraite, est accusé de lésions corporelles par négligence. Il avait donné son aval à l'usage d'un nouveau fusil marqueur, le FN 303, lors d'une manifestation anti-OMC fin mars 2003. Denise Chervet avait été blessée à la tempe par cette arme en phase de test.

Le gendarme qui avait tiré avec le FN 303 a été blanchi à deux reprises par la justice. Mais ce printemps, le procureur général Daniel Zappelli a condamné par ordonnance le capitaine à dix jours-amende avec sursis. L'ancien gradé ayant fait opposition, l'affaire se retrouve donc jugée devant le Tribunal de police.

 

Combien le contribuable aura-t-il payé en tout pour cette histoire ?

 

 

18:47 Publié dans A Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

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