23/10/2007

Les socialistes paient leur prudence sur la criminalité juvénile

Verdict: manque de réaction par rapport aux thèmes d'actualité, de mobilisation, de présence dans les annonces. Les camarades parlaient d'électrochoc bienvenu et de réaction immédiate.

 

Six mois n'ont pourtant pas suffi à renverser la vapeur. «On constate souvent qu'une défaite en entraîne une autre lors des élections suivantes, car il faut du temps pour changer de cap», explique un collaborateur de l'Institut gfs.berne, qui avait été mandaté pour analyser les causes de l'échec d'avril.

Poids du «mainstream»

Socialiste lui-même, le professeur de criminologie de l'Université de Zurich Martin Killias se dit «mécontent et triste» des résultats de son parti. Il estime que les réticences à parler de criminalité, notamment juvénile, peuvent expliquer la défaite.

«Je n'en veux pas tellement aux élus du parti, affirme-t-il, mais plutôt à certains collègues criminologues qui affirment que l'augmentation de la violence n'est qu'un phénomène d'hystérie médiatique. Or ce sont souvent des spécialistes très écoutés dans les milieux de gauche.»

Selon le criminologue, «ces experts cèdent à la pression du 'mainstream' et préfèrent répéter ce que la majorité dit plutôt que de s'en tenir aux faits. De telles affirmations rassurantes vont, logiquement, paralyser toute remise en question de certains dogmes».

 

 

C’est avant les élections qu’il eût fallu tenir ce langage !!!

 

19:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Et c'est où qu'on peut lire ce que raconte réellement Kilias ?

Écrit par : zozieau | 24/10/2007

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