31/10/2007

Cassis de Dijon: l'introduction se concrétise

L'introduction du principe du Cassis de Dijon, qui vise à réduire les prix en Suisse, se concrétise. Le Conseil fédéral a limité à 18 le nombre d'exceptions à la levée des entraves techniques au commerce. Son message au Parlement suivra en 2008.

Au départ, les offices fédéraux avaient annoncé 128 exceptions au principe, dont l'introduction doit permettre de vendre directement en Suisse des produits commercialisés dans l'Union européenne (UE). La plupart des exceptions concernent la protection de l'environnement, les denrées alimentaires et la garde respectueuse des animaux. Elles touchent des secteurs où les prescriptions helvétiques sont plus strictes que celles de l'UE.

Il y a par exemple l'obligation d'indiquer la teneur en alcool pour les boissons alcoolisées sucrées et l'interdiction d'utiliser du plomb dans les peintures et les vernis. Les paquets de cigarettes et autres produits à base de tabac devront mentionner la raison sociale du fabricant ou de l'importateur, ainsi que le prix de vente en francs.

Le gouvernement n'a pas non plus voulu renoncer aux prescriptions techniques concernant la sécurité des chemins de fer. L'interdiction d'utiliser des phosphates dans les lessives demeure de mise. Mais l'obligation d'étiquetage dans les deux langues sera allégée, en vue de faciliter l'importation d'Allemagne de produits sans phosphates.

Les produits issus d'élevages de poules en batterie devront continuer à être expressément déclarés. Pour toutes les denrées alimentaires, le pays de production devra être signalé, de même que les mélanges involontaires avec des substances allergènes.

Le maintien de ces restrictions n'est toutefois que provisoire selon le projet du gouvernement, ce qui fait bondir les organisations de consommateurs. Si elles soutiennent l'abolition des barrières commerciales, elles refusent par contre qu'à terme la mention d'origine pour les viandes, fruits et légumes disparaisse.

Les milieux économiques et politiques, à l'exception de l'UDC, saluent la volonté du Conseil fédéral de limiter le nombre d'exceptions. Mais tous notent qu'il aurait pu aller beaucoup plus vite.

 

 

Bravo, le consommateur va peut-être payer moins cher, pour autant qu’il n’y ait plus d’importateur exclusif, par contre le travailleur va chercher du boulot. Chaque entreprise qui a du investir pour répondre à des caractéristiques techniques plus strictes que celles imposées en Europe, va forcément perdre de la compétitivité. Il en résultera du chômage supplémentaire.

Grande idée du PDC………

 

19:25 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0)

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