10/12/2007

Le Conseil des Etats refuse le taser pour le renvoi d'étrangers

Le Conseil des Etats ne veut pas entendre parler de l'usage de pistolets à électrochocs lors de renvois par la force d'étrangers. Par 28 voix contre 11, il a supprimé les "tasers" de la liste des moyens admis dans la loi sur l'usage de la contrainte.
Ces "dispositifs incapacitants n'ayant pas d'effet létal", selon la terminologie parlementaire, ont été introduits dans la loi par le Conseil national, en octobre. La Chambre des cantons s'y est déjà opposée à deux reprises, alors que le gouvernement y a lui aussi renoncé au vu de la levée de boucliers constatée lors de la procédure de consultation.
Le "taser" suscite de très vives douleurs; pour certains, comme le Comité spécialisé de l'ONU, il constitue même une forme de torture, a dit Hansheiri Inderkum (PDC/UR) au nom de la majorité de la commission. Et de rappeler que l'utilisation de cette arme a provoqué déjà bien des morts, dont le dernier cas connu est celui d'un immigrant polonais tué par deux décharges à Vancouver.
Au nom d'une minorité de droite, Alex Kuprecht (UDC/SZ) a plaidé en vain pour l'intégration du "taser" dans la liste des moyens admis. Il est "exagéré" de parler d'instrument de torture, d'après lui. On n'a jamais pu prouver scientifiquement que le décès d'une personne était dû directement à la décharge d'un "taser".
Une quarantaine d'Etats autorisent le recours à cette arme, tout comme une partie des polices cantonales, a renchéri This Jenny (UDC/GL). Pour lui, il s'agit d'une alternative valable aux armes à feu. Ces arguments n'ont pas convaincu la majorité. Le National devra se prononcer une nouvelle fois.

 

Le Conseil des Etats à raison. Les armes à feu sont plus sûres………..

 

18:44 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0)

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