15/12/2007

Prison de Champ-Dollon: le directeur démissionne

Le directeur de la prison préventive de Champ-Dollon, Laurent Beausoleil, a annoncé sa démission pour la fin du mois de mars. Le conseiller d'Etat Laurent Moutinot a regretté ce départ, parlant de "mauvaise nouvelle".
"Il s'agit d'une personne extrêmement compétente", a déclaré M. Moutinot, confirmant une information de divers médias. Selon le président du gouvernement genevois, la procédure judiciaire que le procureur général Daniel Zappelli a ouverte contre le personnel de la prison après une révolte de détenus a été l'élément qui a poussé M. Beausoleil à démissionner.
"Nous portons tous une responsabilité dans le départ de M. Beausoleil", a toutefois nuancé le conseiller d'Etat. Le magistrat a admis avoir commis des erreurs, comme le pouvoir judiciaire et comme les députés du Grand Conseil, qui critiquent beaucoup, mais ne proposent pas grand chose.
Laurent Beausoleil a été nommé directeur de la prison de Champ-Dollon en septembre 2001. Son travail s'est révélé difficile. Il a été confronté à un problème de surpopulation carcérale chronique tout au long de son mandat. L'établissement, prévu pour 270 détenus, en accueille souvent près de 500

 

Tout le problème est là ! Nos politiciens savent pertinemment poser les diagnostics, mais pour régler les problèmes c’est une autre histoire.

Il y a autant de solutions que de partis politiques, non, que de tendances dans les partis politiques, non, que de députés. Alors qu’il n’y en a qu’une seule, augmenter le nombre de places………..Mais ça fait des lustres que c’est nécessaire et on laisse aux futures assemblées (dont on espère faire partie) le soin de régler ce problème.

 

08:31 Publié dans A Genève | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Un désastre ce champ-dollon, avoir autant de problèmes jusqu’à à faire du mal aux personnes c’est dommage. Le directeur comme les pauvres gardiens, ils subissent le résultat de la lenteur des politiques.
J’ai entendu beaucoup de souffrances chez les gardiens, alors c’est normal que le directeur craque. Maintenant, il n’est pas le seul à souffrir, j’ai lu qu’il y a eu des père et mère de famille qui ont été licenciés par le directeur, ils iront pointer au chômage ensemble. Enfin, je ne pense pas que le directeur ira pointer, mais les gardiens qui ont été licenciés, c’est certain, car une fois que l’on a travaillé comme gardien, il sera difficile de trouver un autre job. Un homme qui commence à travailler à champ-dollon est un homme fini, même s’il possédait un métier, ce métier est vite anéanti par l’ambiance dans laquelle il vit tous les jours.

J’ai aussi lu sur un blog, « bon débarra, le directeur part comme un lâche » je me demande bien ce qu’il a fait aux gardiens pour avoir autant de haine à son encontre. Pourtant sur la photo, il a l’air sympathique ce monsieur.
Il ne s’entendait pas non plus avec son collègue Franziskakis, finalement, il ne s’entendait pas avec beaucoup de monde, alors, c’est normal qu’il a craqué. Peut-être que c’était une volonté venue d’ailleurs pour nuire au directeur. Pourquoi a-t-on laissé pourri la situation à moins que l’on ait voulu faire comme lui. Laisser pourrir pour mieux régner.

Pour ce qui est des prisonniers, ils n’ont qu’à renvoyer les délinquants étrangers et il y aura moins de monde. Il faudrait aussi juger plus vite pour régler un peu le problème de surpopulation qui nous coût très chère.

Écrit par : cheval | 20/12/2007

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