21/01/2008

Suisse-UE: Couchepin fustige l'attitude de Blocher

Pascal Couchepin a fustigé l'attitude de Christoph Blocher dans le dossier des relations Suisse-Union européenne (UE). "Son discours est de plus en plus souvent inspiré par le deuil et l'amertume", a affirmé le président de la Confédération.
Evoquant son année de présidence devant les représentants des médias étrangers à Genève, Pascal Couchepin a reconnu que les relations avec l'UE ne s'annonçaient pas faciles. Selon lui, les difficultés viennent de la complexité des dossiers à négocier, comme la fiscalité, mais aussi de la situation politique intérieure après l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral.
"Il a multiplié les discours dans lesquels il annonce une opposition frontale" à la poursuite des bilatérales, a regretté M. Couchepin. Il a aussi déploré le lien établi par son ancien collègue entre le dossier de la fiscalité et celui de l'extension de la libre circulation, contre laquelle Christoph Blocher brandit la menace d'un référendum.
Lier l'extension de la libre circulation des personnes au dossier de la fiscalité n'est pas une bonne idée, a pour sa part déclaré Thomas Daum, directeur de l'Union patronale suisse, au "Tages-Anzeiger". Les deux questions n'ont rien à voir l'une avec l'autre, selon lui.
L'ex-conseiller fédéral Christoph Blocher a brandi vendredi dernier la menace d'un référendum contre l'accord de libre-circulation avec la Roumanie et la Bulgarie, si la souveraineté fiscale de la Suisse n'est pas définitivement acceptée telle quelle par l'UE.
Lier les deux dossiers est dangereux. En agissant ainsi, M. Blocher va provoquer ce qu'il veut en fait empêcher, à savoir des négociations entre la Suisse et l'UE sur la fiscalité, a défendu M. Daum.
Berne et Bruxelles s'opposent depuis plusieurs mois sur les régimes fiscaux accordés aux entreprises par certains cantons. La Suisse ne veut rien négocier. Des discussions "techniques" ont toutefois débuté en novembre. Une nouvelle réunion est agendée mercredi à Bruxelles.

 

C’est amusant ce cirque, pour les premières bilatérales, il fallait accepter tout ou rien, il s’agissait d’un « package », pour les secondes, il n’y avait pas de couperet. Chaque cas était séparé l’un de l’autre. Le milliard de cohésion était obligatoire sous peine de remettre en cause le reste des bilatérales. Jusqu’à maintenant nous avons tout accepté. Même d’imposer les revenus des européens ayant un compte en Suisse. Aucun Etat ne l’a jamais fait avant nous. Maintenant l’Europe veut nous « *pomper » encore un peu plus. C. Blocher a raison, soit nos ministres font leur travail de défendre les intérêts de Suissesses et des Suisses, soit ils s’exposent à un référendum.

Mais critiquer un ancien ministre parce qu’il veut faire passer ses idées devant le peuple, n’est pas respectable de la part de notre président.

 

18:40 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (13)

Commentaires

Petite question ? L 'UE n'est-elle pas le meilleur client de la Suisse ?

Or, la règle ne dit-elle pas que le client est roi ? De plus, l'UDC n'est pas que Blocher. Puisque la grande majorité est pour les bilatérales et contre l'adhésion ! J'ai bien peur que ces négociations vont être très hardues... et ce n'est pas l'UE qui a le plus à perdre.....

Écrit par : Genevois frontalier | 22/01/2008

cher Monsieur,

les bilatérales ne sont elles pas de toute manière, dans leur ensemble, une manière détournée de faire accepter petit à petit une adhésion totale et inconditionnelle de la Suisse à l'Europe ? Il me semble en effet que les conditions sont toujours posées par l'Europe, et que la Suisse ne parvient réellement qu'à repousser certaines échéances de quelques années, en cédant finalement sur tout. Ainsi, d'ici une dizaine d'années, les oligarques politico-financiers qui gouvernent le pays ne mettront-ils pas simplement le peuple devant le fait accompli, en lui disant : "vous voyez, aujourd'hui plus rien ne distingue la Suisse de l'Europe, nous en faisons partie de fait." Et ainsi sera allée l'identité démocratique et fédérale de la Suisse, que sa conversion au centralisme jacobin et au système représentatif aura été effectuée sans que personne n'ai réellement eu son mot à dire...

Écrit par : James Becht | 22/01/2008

C'est imparable: un jour il va bien falloir passer à la casserole. Mais je subodore que le moment où la Suisse le fera sous la contrainte, les premiers déçus de l'Union tenteront d'en sortir.

Écrit par : Rabbit | 22/01/2008

Pour Genevois frontalier:
Siml'UE est le principal client de la Suisse, le contraire est également vrai. La Suisse est le meilleur client de l'UE... A savoir qui est le roi...

Écrit par : vondach | 22/01/2008

Vonbach,
N'immporte quoi ! la Suisse parle tous les jours de l'UE dans ses journaux. L'UE ne parle JAMAIS de la Suisse. La Suisse ne représente pas grand chose... il faut s'en rendre compte....
De toute façon je m'en fout, j'ai 3 nationalités et j'ai une entreprise à Genève... c'est pour vos enfants ! je sens qu'il va y avoir du sport ! Mais, si la Suisse (parole de la plupart des adhérents UDC) ne parvient pas à régler ses problèmes avec l'UE via les accords bilatéraux...je crains que l'UE se fâche cette foix réellement ! libre à vous ! d'un côté, j'aimerais bien que ces accords tombent rien que pour voir....Au fait, que gagne pour l'instant le citoyen à être dedans ou hors de l'Europe ? je vous le dis.... par grand chose..... Même que le citoyen Suisse est plus impliqué pour l'instant dans l'Europe que l'Angleterre qui est dans l'UE (monnaie, libre-circulation, Shenken !) à méditer... je vais même faire mieux ! si le référendum est lancé, je voterai pour ! cela me fait rigoler....

Écrit par : genevois frontalier | 23/01/2008

Genevois frontalier
Ce n'est pas parce que l'UE ne parle pas de la Suisse qu'elle ne compte pas. Les 100'000 français qui traversent chaque jour la frontière pour bosser pensent eux que la Suisse est importante. La balance commerciale entre l'Europe et la Suisse montre un solde en faveur de l'Europe. Cela veut dire que la Petite Suisse achète plus à l'Europe que l'Europe entière n'achète à la Suisse. Les Technocrates de Bruxelles le savent pertinemment. L'Europe a besoin des tunnels ferroviaires que la Suisse est en train de construire pour son commerce Nord Sud.
Bon vote.....

Écrit par : vondach | 23/01/2008

Petit calcul... que représentent 100.000 frontaliers contre 470 millions de personnes en UE ? De plus avec le franc qui risque de monter ces jours-ci, les temps vont être très très durs ! Si la Suisse n'a plus ses accods bilatéraux... ce sera croissance 0 et chômage très élevé, comme avant 2004 c'est-à-dire avant les accords bilatéraux... Je vous signale que je suis UDC, mais de la ligne Evelyne Widmer-Schlumpf c'est-à-dire qu'elle défend les accords sinon ça va être la cata ! les suisses ont la mémoire courte ! vous souvenez-vous Genève 7,2% de chômage. Suisse croissane ZERO ?

Écrit par : sans nom | 24/01/2008

Je suis contre l'adhésion de la Suisse à l'Europe, pourtant il faut se rendre à l'évidence... si ces accords bilatéraux venaient à tomber.. je crains que nous soyions obligés, par la force des choses, d'adhérer.. Donc, NE FAITES PAS CONS !

Écrit par : citoyen | 24/01/2008

Pour les 100'000 frontaliers c'est leur vie!!!!!!!!!!
Les accords bilatéraux ne tomberont pas parce que ce n'est pas l'intérêt de l'Europe.....Je ne sais pas ce que défend ou pas notre nouvelle conseillère fédérale à part son bifteak. Pour ce qui est de la hausse du franc, nous y sommes habitués depuis des décennies, ce n'est pas la petite réaction technique actuelle qui va changer quelque chose.
A moins peut-être, que le solde de la balance des paiements ne s'améliore.

Écrit par : vondach | 24/01/2008

Vondach,
Si comme vous dites les accords bilatéraux ne vont pas tomber... pourquoi s'énerver tout continue comme maintenant et tout baigne ! Les genevois de la classe moyenne pourront continuer à envahir la France voisine en quête de logements, les européens surdiplômés continueront à venir en Suisse, et les pauvres types à l'AI , les dealers, les ramadan et les millionnaires pourront continuer à habiter Genève.
Je vous le dis tout baigne !

Écrit par : citoyen | 24/01/2008

Vondach,
Vous 'êtes nul, de toute façon la Suisse est "OBLIGEE" d'acheter en Europe pour se nourrir, se chauffer, se vêtir ! vous semblez oublier que la Suisse n'est pas un pays autarcique ! Ce qui est loin d'être le cas pour l'Europe ! Dans l'extrême la Suisse est redevable envers l'Europe alors que l'Europe n'a pas besoin de la Suisse pour vivre ! Avez-vous oublié que durant la dernière guerre la Suisse crevait d faim ? et que beaucoup ont dû partir en France pour pouvoir manger ? à méditer....

Écrit par : citoyen | 25/01/2008

Cher citoyen........
Je ne m'énerve pas....Cela fait longtemps que l'on achète plus en Europe pour se chauffer et se vêtir. Comme les européens, on achète nos vêtements en Chine. Notre pétrole vient du moyen orient et la nourriture du monde entier...

Écrit par : vondach | 25/01/2008

Vonbach,
Regardez mieux les étiquettes Migros ! même le chocolat Frey est fabriqué en France. De plus, les fruits et légumes viennent tous d'Europe ! Je vien d'entendr à la radio que l'électricité vient d'Europe ! la Suisse pourrait crever de faim sans l'Europe, de plus pour que les produits viennent de Chine... il faut transiter par l¨'Europe ! Mais je pense que vous achetez des jouets chinois pour vos enfants ! continuez à acheter ce qui est chinois, les industries suisses vous remercient !

Écrit par : citoyen | 29/01/2008

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