08/02/2008

France: le parlement adopte la ratification du traité de Lisbonne

Le parlement français a définitivement adopté le projet de loi autorisant la ratification du traité européen de Lisbonne, à cinq mois de la présidence française de l'UE. Le traité remplace le défunt projet de Constitution européenne, rejeté par les Français en 2005.
Les sénateurs ont adopté le texte qui leur était soumis par 265 voix contre 42. Les députés avaient donné leur feu vert jeudi. Le traité de Lisbonne, signé dans la capitale portugaise le 13 décembre par les 27 Etats membres de l'UE, sera formellement ratifié par la France après la signature du texte par le président Nicolas Sarkozy ou son premier ministre François Fillon.
Avec le vote du parlement, la France devient le cinquième pays européen à pouvoir dire oui à Lisbonne, après la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie.
Le nouveau traité n'est plus officiellement une Constitution. Il abandonne les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) et la référence à l'objectif économique de "concurrence libre et non faussée". Il prévoit des avancées institutionnelles, comme un président du Conseil européen élu pour un mandat de deux et demi renouvelable.

 

Sarko est gonflé, non seulement il se fout totalement du suffrage universel de ses compatriotes qui avaient refusés l’original de ce traité, mais il compte sur les hollandais ou les anglais pour que, eux, le refusent !
Il est à noter que les parlementaires français se son rangés du côté du gouvernement plutôt que de celui du souverain…

Après la Particratie, la France devient la Présicratie… 

 

 

 

22:38 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Nous pouvons ajouter que la France ouvre grande la porte à une adhésion définitive de tous les pays concernés au Traité de Lisbonne, puisqu'elle est le premier des pays "leaders" de l'Europe à adhérer. Il y avait donc d'autant moins de raisons à dire oui à ce traité que le refus français aurait ici pu peser d'un poids symbolique majeur.
Si quelqu'un pouvait encore douter de cette farce qu'est devenue (qu'a toujours été ?) la démocratie représentative.
Seule une extension de la pratique de la démocratie directe dans tous les pays européens pourrait permettre aux peuples de ces pays de se faire entendre par-delà la politique oligarchique des partis de gouvernement.

Écrit par : James Becht | 12/02/2008

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