10/02/2008

Violence des jeunes étrangers: les Suisses favorables à l'expulsion

Les jeunes étrangers qui se rendent coupables de graves délits doivent être expulsés sans attendre, estiment 69% de la population. Mais les Suisses ne sont pas pour autant devenus paranoïaques: leur sentiment de sécurité est resté stable.
Seuls 26% des sondés s'opposent à l'expulsion des jeunes étrangers et 5% sont indécis sur la question. A noter que la Suisse allemande est plus acquise au renvoi (72%) que la Suisse romande (60%). Au Tessin, la mesure compte 67% de partisans. La punition ne suffit pas à elle seule: 50% des personnes interrogées plaident pour l'éducation des jeunes alors que seuls 23% réclament des peines plus sévères.
La population ne cède pas pour autant à la paranoïa: 22% des sondés se sentent très en sécurité quand ils sortent le soir et 51% moyennement. Seuls 3% ne se sentent pas du tout en sécurité. Hommes et femmes ne sont pas égaux sur le sujet: 34% des femmes se sentent plutôt ou pas du tout en sécurité, ce qui n'est le cas que de 13% d'hommes.
Le sentiment de sécurité reste par ailleurs stable. La crainte de se faire agresser n'a progressé ces cinq dernières années que chez 36% des gens, le plus au Tessin (46%).
Publiée dans "Le Matin Dimanche", le "SonntagsBlick" et "Il Caffe", l'enquête réalisée par l'institut Demoscope auprès de 913 personnes a été réalisée par téléphone cinq jours après le meurtre d'un étudiant tessinois par trois jeunes originaires des Balkans au carnaval de Locarno.

 

Ce sondage tendrait à donner raison aux Verts et en particulier à Ueli Leuenberger. Lors de la dernière campagne pour les élections fédérales, l’UDC avait affiché son désir d’expulser les moutons noirs. Les Verts avaient rétorqué que si l’UDC avait eu 30% des voix, 70% des Suissesses et Suisses n’étaient pas d’accord avec ce parti. Les Verts avaient raison……….à 1% près !!!!!!!!!!!

 

20:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Sécurité ou sentiment de sécurité, notion indécidable, s'il en est. Silence, on assassine! Au Kosovo, il existe une organisation clanique par la loi coutumière fondée sur un code de l'honneur, bref de vendetta. Le non-respect de la parole donnée peut être sanctionnée par un meurtre, en vertu de cette règle explicitement non tacite.

S'il s'était agi de Serbes, l'opinion publique y verrait la preuve vivante des moeurs barbares de ce peuple; mais comme cela se passe au Kosovo, on applique la même loi que la mafia : le silence!

Les droits de l'homme sont ainsi à géométrie variable ...

Écrit par : Saturne | 25/05/2008

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