19/03/2008

Crise des marchés financiers et différend fiscal avec l'UE

Le Conseil national s'inquiète des conséquences pour la Suisse de la crise des marchés financiers. Il voit aussi d'un mauvais oeil la pression exercée par l'UE sur le système fiscal helvétique. Mais les partis diffèrent sur les remèdes à apporter.
Tous les intervenants ont souligné, lors du débat urgent, l'importance de garantir la réputation de la place financière suisse pour le bien du pays. Cela n'a pas empêché les socialistes de se montrer particulièrement sévères à l'égard des banques.
La crise des "subprime" et son impact sur la santé de ces établissements, UBS en tête, sont dus avant tout à la "cupidité" de leurs dirigeants, a dénoncé Susanne Leutenegger Oberholzer (PS/BL), faisant allusion au culte "de l'argent facile, des bonus et des salaires exorbitants". Et d'avertir qu'une éventuelle intervention de l'Etat ne devra pas se faire sur le dos des contribuables.
Hans Kaufmann (UDC/ZH) a pour sa part critiqué la surveillance des marchés financiers. La collaboration internationale a également failli d'après lui, les autorités américaines n'ayant pas averti leurs homologues des risques.
La fin des turbulences n'est certes pas en vue, mais il est faux de parler d'une crise bancaire générale, affirme Hans-Rudolf Merzle.
Le secret bancaire n'est pas non plus un chèque en blanc. "Cette pratique n'est ni absolue, ni la cause des soustractions auxquelles le fisc allemand est confronté", a rappelé Hans-Rudolf Merz, soutenu par la majorité du National.
 

Le Conseil Fédéral et les chambres devraient peut-être s’assurer que l’organe de contrôle des banques (la CFB) a bien les compétences pour exercer sa surveillance d’une part et que d’autre part il n’y ait pas de conflits d’intérêts entre surveillés et surveillants……..

18:41 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

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