24/03/2008

Fichiers pédophiles: la RSR aurait instrumentalisé ses experts

Un des experts consultés par la RSR dans l'affaire des fichiers pédophiles, le psychiatre Gérard Salem, sort du bois. "Nous avons été utilisés de manière abjecte par la RSR", dit-il. Le directeur de la radio se dit "extrêmement surpris" par ces affirmations.
Lorsqu'ils ont été sollicités en 2005, les trois experts n'ont visionné que 25 à 30 photos parmi les 250 à 300 saisies sur l'ordinateur d'un collaborateur de la Radio suisse romande, a dit M. Salem au "Matin Dimanche". L'examen a duré une petite heure. "Ça n'avait absolument rien d'une expertise. Nous avons simplement donné un avis amical et informel".
Aucune des clichés vus par les experts n'avait le moindre caractère pédophile, note-t-il. "Nous avons demandé s'il y avait d'autres images, on nous a répondu que oui, mais qu'elles étaient du même acabit. On ne nous les a donc pas montrées".
Le directeur de la RSR, Gérard Tschopp, "n'arrive vraiment pas à comprendre" ces déclarations, a-t-il réagi. Il assure que les trois experts ont eu accès à la totalité du fichier et qu'il n'y en a pas d'autre. "Nous n'avons pas extrait certaines photos pour les mettre dans un autre fichier", a précisé M. Tschopp. "Je ne sais pas combien d'images ils ont visionné en détail".
Les 13 images punissables montraient des jeunes filles dont l'âge apparent se situe entre 12 et 14 ans, soit en-dessous de la majorité sexuelle atteinte à 16 ans. L'enquête se poursuit pour déterminer si l'employé mis en cause a réellement voulu télécharger ces fichiers pédophiles, condition sine qua non à une éventuelle condamnation.
Ce collaborateur avait fait l'objet d'un blâme, d'un suivi psychiatrique et d'une mise à l'épreuve de trois ans et demi. Depuis lors, son comportement professionnel est irréprochable. Actuellement en arrêt maladie, il a été suspendu de ses fonctions jusqu'au verdict final du juge.

 

Au vu des ces éléments, s’ils se confirment, le conseil d’administration de la RTSR n’aura pas d’autre choix que de licencier G- Tshopp. Sans indemnités. La réintégration de l’informaticien devra être faite immédiatement (aux frais de G. Tschopp) le contribuable n’a pas a payé les erreurs d’un cadre de la RSR.

 

18:23 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0)

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