09/04/2008

Crise financière: le FMI fustige Wall Street

Le Fonds monétaire international (FMI) a fustigé Wall Street, dans des termes inhabituellement sévères et précis, pour sa responsabilité dans la genèse d'une crise qui pourrait coûter jusqu'à 945 milliards de dollars au système financier international.
Dans son rapport semestriel, le service du Fonds chargé de la surveillance des marchés a chiffré à 565 milliards de dollars les pertes des banques et autres institutions financières dues à la crise du crédit hypothécaire à risque ("subprime"), une estimation qui monte à 945 milliards de dollars si d'autres catégories de prêts connexes y sont ajoutées.
"La crise a dépassé les confins du marché américain du 'subprime', pour toucher concrètement les principaux marchés de l'immobilier d'entreprise et résidentiel, le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises", a expliqué le FMI, à quelques jours de son assemblée de printemps.
Lors de sa dernière assemblée, en octobre, plusieurs pays émergents avaient reproché au Fonds, dominé par les pays riches, de n'avoir pas su anticiper la crise, parce que née aux Etats-Unis, et d'en traiter les effets avec complaisance.
Mi-décembre, le nouveau directeur général de l'institution, Dominique Strauss-Kahn, avait annoncé une reprise en main du dossier.
Revenu à son rôle de gendarme, le Fonds juge que, dans cette affaire, "l'ensemble des intervenant n'ont réussi à apprécier ni l'ampleur de l'effet de levier auquel ont eu recours de nombreuses institutions (...) ni les risques de dénouement désordonné qui en découlent".
Le rapport dénonce en rafale "prise de risque excessive" et "manque de rigueur" au sein d'"institutions faiblement capitalisées" et va jusqu'à recommander une réforme du mode de rémunération des cadres impliqués dans la gestion des produits à risques

 

Cette fois, c’est la fin….Chaque fois que le FMI prend position, donne ou impose une solution à un problème financier, c’est la déroute. Souvenons-nous, par exemple, de l’Argentine, qui n’a commencé à revivre que lorsqu’elle a « mis dehors » le FMI et ses bons conseils.

 

Certes les banques ont dû comptabiliser des pertes colossales, mais elles ont gardés les actifs avec une valeur comptable réduite, lorsque les cours remonteront, elles feront des bénéfices tous aussi colossaux…….Que le FMI regarde ailleurs !!!!!

 

Commentaires

Je reconnais ke ls solutions proposées par le fmi st en majoritées draconiennes mais je pense ke le systeme bancaire doit revoir les prets de long terme afin d'éviter ces genreses prêts à long terme


Le problème n'est pas l'échéance des prêts, mais plutôt la qualité du bien mis en garantie et plus que tout le montant prêté.

Écrit par : Assa Boka | 10/04/2008

Le FMI a sans doute raison dans ses accusations mais tout vient trop tard le mal est fait et gangrène tout le système ; nous le verrons bientôt concrètement, et ce qui me fait peur c'est que nous allons affronter une situation exceptionnelle et que personne n'a de dirigeants capables de faire face à ça soit aussi des dirigeants exceptionnels. Ceux qui ont le pouvoir actuellement sont plutôt axés à protéger leurs intérêts, pas les nôtres....

Écrit par : Persea | 10/04/2008

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