24/04/2008

L'UNIGE lance des "bourses d'excellence" pour les femmes

Trop de femmes brillantes n'osent pas s'engager dans une carrière académique. Forte de ce constat, l'Université de Genève (UNIGE) a lancé le programme "boursières d'excellence" pour encourager les chercheuses et pallier un déficit flagrant de professeures.

La carrière académique est une voie rude et pavée d'embûches, où la concurrence est forte. Les obstacles y sont décuplés pour les femmes, a souligné l'UNIGE. Pour preuve, l'institution compte seulement 17,8% de professeures pour 61% d'étudiantes.

Afin de tendre à l'équilibre, le rectorat veut inciter les femmes universitaires de niveau post-doctoral à profiler leur voie de manière compétitive et indépendante. Lancé en première suisse, son programme "boursières d'excellence" se présente sous la forme d'un mandat de trois ans non renouvelable.

Durant cette période les candidates travailleront comme maître-assistantes. Elles consacreront 20% de leur temps à l'enseignement. Le reste sera destiné à la préparation d'un dossier scientifique, sésame indispensable pour postuler comme professeure assistante auprès des universités ou comme boursière du Fonds national suisse de la recherche scientifique.

Les boursières bénéficieront en outre du soutien d'un professeur de l'UNIGE qui jouera le rôle de mentor. L'alma mater espère ainsi concrétiser sa volonté de parvenir à la parité hommes-femmes jusqu'au dernier niveau de l'échelon hiérarchique.

Les personnes intéressées ont jusqu'au 27 juin pour déposer un dossier de candidature. Elles doivent être au bénéfice d'un titre de docteure, compter une expérience de l'enseignement et un séjour à l'étranger.

 

Je ne comprends rien au truc, mais j’ai l’impression que c’est du sexisme à l’envers…….Si il y a de la compétence, ou est le problème ? N’est-ce pas simplement parce que c’est difficile d’arriver que les femmes ne se lancent pas ? Que se passera-t-il après les 3 ans de contrat si les résultats ne sont pas là ???

 

Commentaires

Ce n'est pas du "sexisme à l'envers", cela s'appelle "promouvoir l'égalité des chances". Et oui, il faut peut-être ce genre de bourses pour encourager les femmes à se lancer dans une carrière académique ou tout simplement pour tenir bon après l'obtention du doctorat. Pas parce qu'elles ont moins de volonté que leurs collègues mâles, mais tout simplement parce qu'au cas où elles envisagent de fonder une famille il leur sera peut-être plus difficile de privilégier leur carrière. Ou aussi parce qu'il arrive -mais ce n'est pas une généralité- qu'elles aient moins d'assurance en leurs capacités que leurs homologues masculins; et pour cause, ils sont nettement majoritaires, donc les modèles de professeurEs peuvent faire défaut.
Mais rassurez-vous, j'imagine que les bénéficiaires ne seront pas médiocres. Dans "bourses d'excellence pour les femmes", il y a aussi "excellence".
Et on dit "c'est difficile d'Y arriver".

Écrit par : Widmer | 25/04/2008

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