26/04/2008

Assemblée du Nome: "la Suisse est devenue membre passif de l'UE"

Le Nouveau mouvement européen suisse (Nomes) a fêté ses 10 ans à Berne lors de son assemblée générale. Il s'est aussi prononcé en faveur de la reconduction de la libre circulation avec l'UE et son extension à la Roumanie et la Bulgarie.

Le Nomes a demandé que ces deux projets soient regroupés dans un seul paquet soumis au Parlement, comme l'a fait la commission de politique extérieure du Conseil des Etats. Selon le Nomes, la libre circulation n'est en effet possible qu'avec l'ensemble des 27 Etats ou avec aucun d'entre eux. En cas de référendum, l'organisation recommande de voter "oui".

Le Nomes invite aussi les Suisses à rejeter l'initiative de l'UDC sur les naturalisations, en votation le 1er juin.

"Au cours des dix années qui se sont écoulées depuis la fondation du Nomes, la Suisse est devenue un membre passif de l'Union européenne (UE)", a dit sa présidente, la conseillère nationale Christa Markwalder (PRD/BE).

A travers des accords bilatéraux et l'alignement "autonome", nous nous sommes "intégrés à froid", a poursuivi la présidente. Mais la Suisse renonce ainsi volontairement au droit démocratique de codécision. C'est pourquoi le Nomes oeuvre pour que la Suisse devienne un membre actif de l'UE.

Dans un registre plus léger, Laurent Flütsch, directeur du Musée romain de Lausanne-Vidy, s'est vu décerner le "Prix Europe 2008". Il le reçoit pour ses considérations originales sur le "comportement paradoxal de l'homo europeanus helveticus", explique le Nomes.

 

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Le NOMES a bien raison de « couronner » Laurent Flutch, en effet, c’est dans ce jugement que le Nomes est le plus crédible, pour le reste il fait vraiment rire…

En ce qui concerne la libre circulation, pour information, l’Italie a demandé une exception à la libre circulation pour les roumains………….

La co-décision n’existe pas dans l’UE, seuls les grands pays ont quelques chose à dire. Les petits pays ne sont là que pour se taire et faire ce que les « grands » ont décidés. Qu’a pu décider l’Autriche sur le transit des camions Nord-Sud ? Qu’on répondu la Belgique et le Luxembourg aux attaques de l’Allemagne au sujet de l’accord sur la fiscalité des avoirs des européens ?

De plus, l’Europe qui se construit actuellement se fait sans les peuples, l’expérience de la construction de la confédération helvétique est exactement le contraire, elle se fait AVEC les peuples.

Le NOMES parle de droit démocratique de co-décision, comme pour le nouveau traité européen, celui que les français avaient refusé ? Celui que les hollandais avaient  refusé ? Celui que les Anglais n’ont pas encore accepté ? Ou est la démocratie dans cette Europe ?

Les politiques qui appellent à participer à cette Europe ne sont pas de vrais démocrates, ils pensent seulement qu’ils leur sera beaucoup plus facile de se remplir les poches en faisant porter le chapeau aux décisions de l’Europe…C’est ce que l’on voit partout, on ne peut rien faire, c’est l’Europe qui a décidé. Démocratiquement ?  

 

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