28/04/2008

Les péages routiers en ville divisent les esprits

L'introduction de péages routiers dans les villes suisses divise les esprits. Par 18 voix contre 17, le Conseil des Etats a biffé ce point du programme de législature.
Deux camps de même force s'opposaient et il a fallu la voix prépondérante du président Christoffel Brändli (UDC/GR) pour trancher. Les péages routiers sont interdits en Suisse actuellement. Mais le "road pricing", pratiqué à Londres ou à Stockholm, est de plus en plus mis en avant comme solution aux embouteillages dans les agglomérations.
Pour sa part, le projet de Hans-Rudolf Merz d'introduire un taux unique de TVA a suscité une première levée de boucliers. Par 19 voix contre 14, les sénateurs ont refusé d'ajouter ce point au programme de législature.
Concernant le plan visant à réduire les prestations de la Confédération de 5,3 milliards d'ici 2020, il n'a pas fait mouche. Par 21 voix contre 8, les sénateurs ont refusé de retirer du programme de législature la mise en oeuvre de l'examen des tâches de la Confédération.
Au rayon politique énergétique, la Chambre des cantons a demandé au Conseil fédéral de préparer la construction d'une à deux centrales nucléaires pour remplacer à temps les sites en fin de vie. Dans la foulée, les sénateurs attendent des décisions d'ici 2010 concernant les emplacements pour enterrer les déchets nucléaires.
Enfin, côté politique étrangère, les sénateurs se sont prononcé pour un accord cadre chapeautant les bilatérales avec l'Union européenne. Par 24 voix contre 6, ils ont en outre soutenu le projet du Conseil fédéral de négocier un accord de libre-échange agricole avec Bruxelles.
Le conseil a par ailleurs rebondi sur la crise des subprimes en demandant au gouvernement de veiller ces quatre prochaines années à une stabilité du système financier. Par 23 voix contre 11, le Conseil des Etats a refusé de préciser d'avance que le rôle de la Banque nationale devrait être revu.

 

Une fois de plus, on prend l’automobiliste comme la vache à lait des finances publiques, le « remède » économique aux folies dépensières des municipalités gauchisées…

Les automobilistes paient déjà des taxes sur l’achat de leur véhicule, paie des taxes sur le carburant nécessaire à faire avancer sa voiture, paie le droit de rouler, paie le droit de stationner (droit qu’on lui restreint de plus en plus par la diminution des places de parking). Qu’on lui foute la paix !!!!!!!!!! Que l’on fasse payer aux écolos l’usage privilégié des routes (voies réservées aux bus), voie « fermées » pour les trams !!!!  Une fois qu’ils paieront autant que les automobilistes, les finances des villes seront tellement saines que l’on pourra construire des routes individuelles !!!!!!!!

 

Commentaires

Le problème des routes n'est pas tellement financier. Le problème est celui de l'espace. La voiture individuelle pour TOUS est un mythe, car si aujourd'hui tout le monde circulait en voiture, nous ne pourrions tout simplement plus bouger (ni respirer, d'ailleurs). La voiture est donc un luxe réservé à une certaine catégorie de gens qui décide que son confort passe avant la qualité de vie des habitants des zones qu'il traverse. Bruit, odeurs, occupation de l'espace, danger, pollution locale, émissions de CO2, les nuisances liées à l'automobile sont tellement nombreuses et présentes dans nos villes que la plupart des gens décident de fuir à la campagne... pour mieux prendre, à leur tour, une bagnole pour venir en ville.

C'est ce cercle vicieux qu'il faut briser à tout prix. Le péage urbain n'est pas une solution miracle. La meilleure solution étant de fermer les centre-villes aux véhicules individuels.

Salut!

Écrit par : Sandro Minimo | 28/04/2008

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