25/05/2008

CFF: entrée en bourse possible théoriquement, selon Andreas Meyer

Le patron des CFF, Andreas Meyer, considère une privatisation partielle de l'ex-régie comme "possible théoriquement". Il s'agit d'une des trois options envisageables pour financer le développement de l'infrastructure ferroviaire.


Un autre scénario serait que la Confédération et les cantons mettent le capital nécessaire à disposition. Troisième variante: une hausse des prix des billets de train. Dans une interview parue dans la "SonntagsZeitung", M. Meyer évalue la facture globale à plus de 30 milliards, en prenant en considération les besoins en matériel ainsi que tous les chantiers évoqués, y compris ceux actuellement écartés comme la 3e voie Genève-Lausanne.

Une privatisation partielle ne rapporterait toutefois de l'argent qu'une fois, a averti le patron des CFF. Le Syndicat du personnel des transports (SEV) a avancé le même argument pour rejeter l'idée d'une entrée en bourse, lancée il y a une semaine par le conseiller fédéral Moritz Leuenberger.

Se pose également la question du rendement. Celui qui s'engage financièrement veut avoir un retour sur investissement. Sans compter que l'Etat subventionne une grande partie de l'exploitation des CFF. Le problème ne pourrait trouver une réponse qu'une fois que la Confédération se serait effectivement décidée pour une privatisation, selon Andreas Meyer.

Les propos tenus dimanche dernier par Moritz Leuenberger sur une entrée en bourse de l'ex-régie fédérale pour financer à long terme les projets de transports publics ont suscité passablement de remous. Le ministre est revenu en arrière le lendemain, affirmant sur son blog qu'il avait seulement voulu lancer la discussion.

 

Injecter dans les CFF l’argent provenant de l’éventuelle privatisation des CFF reviendrait à faire un cadeau extraordinaire aux acheteurs d’actions. En injectant l’argent provenant de la vente d’actions dans les CFF serait exactement comme le rendre aux actionnaires…Si l’état vend des actions CFF du patrimoine national, ce ne peut-être que pour rembourser la dette de la confédération. Si les CFF ont un besoin de financement, c’est aux actionnaires, anciens et nouveaux de l’assumer.  

 

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