27/05/2008

Libre circulation: Bruxelles pose ses conditions à la Suisse

La Suisse a signé un protocole avec l'Union européenne sur l'extension de la libre-circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie. La présidence européenne a insisté, à cette occasion, sur l'égalité de traitement attendue envers tous ses Etats.


Pas de reconduction de l'accord sur la libre-circulation des personnes entre la Suisse et l'UE sans extension à la Roumanie et la Bulgarie, a averti la présidence slovène de l'Union. Cette prise de position n'a pas surpris Eveline Widmer-Schlumpf. La ministre suisse de la justice effectuait sa première visite à Bruxelles.

Pour la cheffe du Département de justice et police (DFJP), il ne s'agit pas là d'une menace. Elle entend elle-même rendre attentif sur ce point le Conseil national, qui entame mercredi des débats sur la libre-circulation des personnes, après le Conseil des Etats.

Contrairement aux Etats, le Conseil fédéral ne souhaite pas combiner dans un seul arrêté fédéral la reconduction de l'accord sur la libre-circulation et son extension à la Roumanie et la Bulgarie.

Il y a une différence entre les deux objets. Si le peuple rejette l'extension dans le cadre d'un éventuel référendum, la possibilité d'une deuxième tentative ou d'autres discussions avec l'UE susbsiste théoriquement.

Le rejet de la reconduction de l'accord sur la libre-circulation entraînerait lui -"sans nouvelles négociations", a souligné Mme Widmer-Schlumpf- l'annulation automatique de tout le paquet. Les sept accords des bilatérales I sont en effet liés.

Mais pour l'UE, le lien n'est pas seulement entre les accords des bilatérales I: le secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures slovène Matjaz Sinkowec, représentant la présidence de l'UE, a souligné que la libre-circulation constitue également une condition sine qua non pour une participation de la Suisse à l'espace Schengen.

 

 

Je comprends la position européenne et j’aurais exactement la même position, de prime abord, si je devais défendre le point de vue de l’Europe. Puis je me demanderais qui des travailleurs Européens ou des travailleurs Suisses a le plus profité de cet accord. Quels sont les travailleurs qui ne sont pas (ou plus) au chômage depuis qu’ils peuvent aller travailler librement en Suisse. Quel est leur avis à eux ? Eux que je suis sensé défendre.

Je serais également obligé de constater que les Bulgares et surtout les Roumains ne sont pas les bienvenus en Italie, pays faisant partie intégrante de l’Europe, pays qui a demandé récemment é l’U.E. de pouvoir se « débarrasser »  des immigrants Roumains.

Comment imposer à un partenaire qui met à ma disposition le(s) moyen(s) de faire traverser les Alpes aux marchandises que les membres de mon Union achètent et/ou vendent ?

Comment imposer à un partenaire qui a créé plus de 50'000 emplois au profit des travailleurs de l’UE, UE qui n’a pas été capable de leur donner ces places de travail.

Et les exemples peuvent ainsi s’accumuler….Si j’étais négociateur de l’UE, je me garderais bien de menacer un partenaire fiable.

 

20:22 Publié dans Europe | Tags : ps, verts, udc, pdc, prd, ue, accords bilatéraux | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.