01/06/2008

Naturalisations/réactions: un signal en faveur de l'Etat de droit

Un "non" attendu pour les uns, une "défaite incontestable" pour d'autres: l'UDC a du mal à se mettre d'accord sur le résultat de son initiative "Pour des naturalisations démocratiques". Les opposants au texte saluent un signal en faveur de l'Etat de droit.


Pour le conseiller national UDC vaudois Guy Parmelin, le rejet de l'initiative est une "incontestable défaite". Cet échec tiendrait d'une mauvaise présentation des arguments du parti. Un avis qu'on ne partage pas à Zurich. S'il fallait recommencer la campagne, on utiliserait les mêmes arguments, a insisté son collègue de parti Hans Fehr.

Le comité "Bürgerrechte stärken", qui soutenait l'initiative, dénonce l'argumentation des démocrates du centre. Ces derniers se sont tirés une balle dans le pied avec leurs arguments "abjects", estime le conseiller national Thomas Müller (PDC/SG).

Par ailleurs, le "non" clair ne vise pas seulement l'initiative. Il sanctionne également la campagne menée contre la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, selon lui.

Les adversaires de l'initiative parlent eux d'une seule voix: le net rejet de l'initiative de l'UDC sur les naturalisations souligne l'attachement du peuple suisse à l'Etat de droit. Désormais, les autorités devront motiver leurs décisions négatives et les recours seront possibles, soulignent-ils.

Voulant également profiter du signal donné par le peuple, le PS a annoncé qu'il allait déposer une initiative parlementaire intitulée "Pour que la Suisse reconnaisse ses enfants". Le texte vise à accorder automatiquement la naturalisation aux étrangers de troisième génération.

 

Guy Parmelin n’a que partiellement raison, en effet les arguments de l’UDC n’étaient pas les meilleurs. Pari ailleurs, les médias, en Suisse romande en tous cas, soutenus en cela par les opposants à l’initiative, ne se sont jamais donnée la peine d’expliquer clairement que l’initiative visait uniquement à permettre les naturalisations par les urnes, pas à les imposer. Il est vrai que l’UDC n’a rien fait pour insister sur ce point et c’est là que Gyu Parmelin a raison.

De plus aucun commentateur (l'UDC était également absente sur ce sujet) n’a réellement relevé que le non à cette initiative était un grand pas dans la perte de souveraineté du peuple. Ce dernier a marqué un formidable auto goal !!!

Combien des votants ont vraiment conscience d’avoir perdu une (grande ?) partie de leur pouvoir ?  

 

 

22:52 Publié dans Politique | Tags : udc, ps, pdc, prd, votations | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.