04/06/2008

Nouveaux cabinets médicaux: le National rejoint les Etats

Le gel de l'ouverture de nouveaux cabinets médicaux sera maintenu à titre transitoire. Le National a fini par accepter par 134 voix contre 37 de prolonger ce moratoire, comme le souhaitait le Conseil des Etats. Il a toutefois posé fin 2009 comme délai et non fin 2010.


Cette décision déçoit les médecins et les caisses maladie. Seule la Conférence des directeurs cantonaux de la santé se montre satisfaite. Selon elle, il s'agit d'une solution pragmatique qui écarte la question controversée de la liberté de contracter.

Du côté des blouses blanches, c'est la grogne. Ce gel est un moyen inadapté, voire contreproductif, réagit le président de la Fédération des médecins suisses Jacques de Haller. Après le refus par le peuple, dimanche, de l'article constitutionnel sur la santé, la FMH va s'atteler, en collaboration avec les cantons, à d'autres propositions, si possible d'ici la fin du mois.

Même son de cloche du côté de l'Association suisse des médecins-assistants. "Naturellement nous sommes déçus", déclare la secrétaire politique Rosmarie Glauser. Pour elle, il s'agit maintenant de préparer l'après-moratoire.

Cette solution n'a pas non plus la faveur des caisses: un modèle avec davantage de concurrence aurait été mieux pour les assurés, juge Felix Schneuwly, responsable du secteur politique et communication chez Santésuisse. Le moratoire sur les nouveaux cabinets médicaux n'a pas eu l'effet de baisse escompté sur les primes, fait-il valoir.

Le National s'est finalement résolu à choisir cette voie après avoir refusé en mars d'entrer en matière. En ne prorogeant le moratoire que jusqu'à 2009, il entend toutefois faire pression sur la commission du Conseil des Etats pour qu'elle présente un projet sans trop attendre. Le dossier retourne à la Chambre des cantons.

 

Tout le problème est là, la liberté de contracter pour les assurances enlèverait de fait le droit de choisir son médecin pour le malade. Avec l’obligation de contracter, augmenter le nombre de médecin ne créerait pas la concurrence si chère à P. Couchepin. Pourquoi donc ne pas limiter le nombre de médecin, fixer les tarifs de remboursement actuels comme un tarif maximum et laisser les médecins baisser les tarifs s’ils en éprouvent le besoin. La différence de prix irait dans la poche du patient. Ainsi, le malade, s’il choisit un médecin « Meilleur marché » en profiterait directement et pourrait éventuellement  supporter les inconvénients de la visite chez ce médecin. (Eloignement, qualité etc…) La concurrence passe aussi par la diversité de l’offre.

 

18:43 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Quand nos politiciens ultra-libéraux arrêterons de vouloir nous persuader que la santé est un marché au même titre que celui des brosses à dent, on aura peut être fait un petit pas en avant ... en attendant ... ca va continuer à être la gabegie.

Écrit par : Dji | 05/06/2008

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