15/06/2008

Fin de non recevoir de la gauche pour un marché postal libre

Une coalition formée du PS, des Verts, des syndicats et de régions périphériques oppose une fin de non recevoir au projet du Conseil fédéral de libéraliser totalement le marché postal d'ici 2012. Ceux-ci craignent la fin du service universel et des suppression d'emplois.


La menace du référendum est d'ores et déjà brandie par le PS qui qualifie d'"inutile" la révision de la loi, en consultation jusqu'à lundi. Avec les Verts et les syndicats, il dénonce une mise sous pression des emplois et une dégradation des conditions de travail.

Les partis bourgeois soutiennent en revanche l'ouverture. Pour le PDC, la priorité réside dans la garantie d'une desserte de base de qualité, à prix raisonnables et dans l'ensemble du pays. Ceci est possible dans un marché libéralisé, le parti est dès lors favorable à cette ouverture.

Même avis chez les radicaux. Le PRD se dit convaincu que la libéralisation du marché postal ne sera que bénéfice pour les consommateurs et pour l'ensemble de l'économie.

Economiesuisse appelle de ses voeux "une ouverture aussi rapide que possible du marché des lettres". Une concurrence accrue sur le marché postal se traduirait par une plus grande liberté de choix, une amélioration de la qualité et une baisse de prix, estime la fédération des entreprises suisses

La Poste se dit pour sa part prête à assurer la desserte de base même sur un marché entièrement libéralisé. Elle pose toutefois comme condition une plus grande marge de manoeuvre, notamment sur le marché financier.

L'ex-régie demande de pouvoir disposer d'une licence bancaire, contrairement à ce qui est prévu par le gouvernement. Elle demande ainsi de pouvoir "distribuer des crédits et des hypothèques". Le camp rose-vert soutient cette option, au contraire d'economiesuisse.

La droite est vraiment dans son rôle. Elle veut imposer à la poste la concurrence sur son marché en espérant que l’ensemble du territoire continuera à être desservi comme maintenant. Que les PDC ou les radicaux nous montrent un exemple d’un pays où ce système fonctionne. Dans la foulée, les mêmes partis refusent à la poste le droit de devenir concurrent sur les marchés financiers. C’est étrange pour des partis qui prétendent que la concurrence devrait être la règle. Les banques redouteraient-elles que le marché hypothécaire, très rentable, lui échappe

17:55 Publié dans Economie | Tags : ps, pdc, prd | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes ... une rengaine connue que nous chantent les ultra-libéraux depuis des années ...

Écrit par : Dji | 15/06/2008

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