16/06/2008

L'UE cherche le moyen de maintenir le traité de Lisbonne en vie

Les pays européens ont reconnu ne pas être certains de pouvoir sauver le traité de Lisbonne censé rendre l'UE plus efficace après le "non" irlandais. La recherche d'une solution pour sortir de cette nouvelle crise prendra du temps.


Les chefs de la diplomatie européenne se sont réunis à Luxembourg pour tâter le terrain après le coup de tonnerre irlandais. Le rendez-vous le plus important de la semaine aura lieu jeudi à Bruxelles, où les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept se retrouvent pour sonder leur homologue Brian Cowen sur la possibilité d'organiser un nouveau vote.

Encore sous le choc du référendum, le ministre irlandais des affaires étrangères Michael Martin n'a pas pu dévoiler lundi les intentions de Dublin à ce stade. "Il est beaucoup trop tôt pour parler de solutions ou de propositions, a-t-il dit. "Il n'y a pas de remède à court terme, nous sommes dans une situation difficile."

"Ce serait risqué de dire que nous allons redonner vie au traité alors que nous sommes devant un blocage", a de son côté reconnu le ministre slovène des affaires étrangères, dont le pays préside l'UE jusqu'au 1er juillet. "C'est le moment de réfléchir et d'analyser un peu" la situation, a-t-il ajouté.

Il est donc exclu d'envisager l'entrée en vigueur du traité pour le 1er janvier 2009, comme prévu. Mais presque tous les pays ont redit qu'ils entendaient poursuivre le processus de ratification - 18 pays l'ont déjà fait - d'un texte négocié durant trois ans et issu d'années de pourparlers sur la Constitution.

 

C’est incroyable comme cette Europe là est détestable. Une Europe qui veut se construire sans les peuples, en niant une décision démocratique, en faisant tout ce qui est possible pour minimiser cette décision, en oubliant que parmi les pays qui n’ont pas encore ratifié ce traité il y en a qui diront peut-être également non. Quel démocrate peut vraiment vouloir de ce genre d’Europe ?

Dans n’importe quelle démocratie digne de ce nom, on respecte le vote du souverain, on ne passe pas outre, on ne fait pas comme si le oui l’avait emporté. Le peuple irlandais doit se sentir rabaissé, ses propres politiciens ne soutenant pas la décision que, lui le souverain, a pris. Comme si la valeur du vote de ce « petit » membre de l’UE ne valait rien.

Et il existe encore dans notre pays une organisation, le nomes, qui voudrait nous faire adhérer à cette guignolerie.

 

19:02 Publié dans Europe | Tags : politique, démocratie | Lien permanent | Commentaires (0)

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