16/06/2008

Libre circulation: l'économie pour - pas de référendum de l'USS

Les milieux économiques sont montés au front pour défendre la reconduction de la libre circulation des personnes avec l'UE et son extension à la Roumanie et à la Bulgarie. Cet accord a dynamisé la croissance, l'emploi et la prospérité en Suisse, ont-il rappelé.


Ils n'ont pour l'instant pas à craindre l'opposition de l'Union syndicale suisse. Réunis à Berne, les délégués de l'USS ont décidé à l'unanimité de ne pas participer au référendum. Ils n'ont toutefois pas donné de recommandation de vote sur l'objet, vraisemblablement soumis au peuple en février ou mai 2009.

L'USS veut utiliser le laps de temps à disposition pour faire pression sur les employeurs et éviter tout assouplissement des mesures d'accompagnement, dont le délai de huit jours pour annoncer des travailleurs détachés depuis l'UE. La révision de la loi sur les marchés publics qui vise à assouplir les critères d'adjudication est aussi en ligne de mire, a annoncé son président Paul Rechsteiner.

La décision de ne pas saisir le référendum a été justifiée par le fait que la plupart des grosses lacunes constatées fin 2007 ont été comblées, a expliqué Daniel Lampart, chef économiste à l'USS, notamment dans la construction. Il a aussi souligné que le nombre des contrôles effectués auprès des employeurs suisses a été augmenté de 50% ces derniers mois.

L'USS a rappelé que les accords bilatéraux, dont la libre circulation, représentent de nombreux avantages pour les travailleurs. Des emplois ont été garantis en Suisse grâce au recrutement de spécialistes étrangers qui font défaut dans le pays, a notamment dit à titre d'exemple Daniel Lampart.

Ce bilan rejoint celui des organisations économiques. La libre circulation a contribué "de manière substantielle" à la création de 190'000 emplois sur sol helvétique ces trois dernières années, a déclaré Gerold Bührer, président d'economiesuisse. Un emploi sur trois dépend des relations entre Berne et Bruxelles, la Confédération gagnant un franc sur trois grâce à elles, a-t-il ajouté.

 

Personne n’a jamais cru que l’USS allait se battre contre la libre circulation, les employeurs pas plus que les membres de l’USS.

Il est sans doute vrai que les accords ont créés le nombre d’emplois indiqué, soit 190'000. L’information serait plus complète en publiant le nombre de ces emplois pris par des Suisses et ceux pris par des étrangers.

Economie Suisse prétend que la confédération gagne 1 franc sur 3 grâce aux relations avec l’Europe. Par souci d’équité, il serait juste de savoir sur 3 francs dépensés, combien le sont en Europe.

 

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