08/07/2008

Fichiers pédophiles à la RSR: collaborateur exclu non réintégré

Le Conseil d'administration de la RTSR a rendu ses décisions dans l'affaire des fichiers pédophiles découverts à la RSR. Il exclut de réintégrer le collaborateur qui a dénoncé le cas, il licencie celui qui détenait les documents et apporte son soutien au directeur Gérard Tschopp.


La RTSR dit avoir suivi les conclusions de l'ancien juge cantonal Jacques Reymond, nommé expert indépendant pour faire la lumière sur cette affaire qui secoue la Radio suisse romande (RSR). Le Conseil d'administration souligne qu'il n'est pas fait grief au collaborateur, aujourd'hui en grève de la faim, d'avoir signalé la présence des fichiers litigieux.
Selon le rapport, il lui est par contre reproché d'avoir enfreint à plusieurs reprises, dès 2007, son devoir de confidentialité. Il a voulu nuire à son supérieur hiérarchique et a perdu, par ses agissements répétés, la confiance de ses supérieurs. Un soutien financier et un coaching d'outplacement doivent lui être fournis.
Si le Conseil d'administration de la RTSR apporte son soutien au directeur de la Radio suisse romande,il constate cependant une mauvaise gestion de la crise. Des erreurs de management et de communication ont été commises.
Pour justifier son soutien accordé au directeur, le Conseil d'administration souligne ses mérites. L'ensemble des prestations de Gérard Tschopp, son engagement personnel, le succès de la RSR sur le marché et la qualité des programmes de la radio, tout cela montre que "les dysfonctinnements en question pourront être corrigés".
Le syndicat suisse des mass media (SSM) déplore que deux collaborateurs de la Radio suisse romande paient le prix des erreurs de la direction dans cette affaire. Ces licenciements n'apportent aucune solution au conflit.

Le conseil d’administration (CA) de la RSR était-il vraiment le mieux placé pour juger de cette affaire ? Les politiques ont-ils eu peur de prendre position ?

Si le CA de la RSR avait été vraiment cohérent, il aurait du remercier M. Tschopp dont l’incompétence sur ce cas à été clairement démontrée.

La seule victime dans cette histoire est le membre du personnel qui tel un certain employé de l’UBS qui avait sauvé des documents de la destruction, se trouve puni de ne pas avoir fermé les yeux sur des agissements plus que douteux. Le CA de la RSR devrait assumer ses responsabilités et démissionner en bloc pour avoir nommer Monsieur Tschopp d’une part et n’avoir pas su soutenir un employé honnête !

 

 

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