28/07/2008

Dossier Kadhafi: le DFAE reste discret

La Suisse et la Libye privilégient la voie bilatérale dans l'affaire Hannibal Kadhafi, a indiqué le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Jean-Philippe Jeannerat. Les démarches se font par la voie diplomatique.


Vu qu'elles requièrent la plus grande discrétion, le DFAE n'informera pas sur leur contenu, a précisé M. Jeannerat devant la presse. Le cellule de crise du département travaille "d'arrache-pied" pour sortir de la crise. Les discussions "dureront aussi longtemps qu'il le faudra".

Le président de la Confédération Pascal Couchepin avait affirmé dimanche que la Suisse doit chercher l'appui de pays amis pour trouver une solution à la crise. L'Italie s'est notamment dite prête à jouer un rôle de médiateur. Des rumeurs ont également circulé sur un éventuel engagement de l'Algérie.

Hannibal Kadhafi et son épouse ont été arrêtés le 15 juillet à Genève. Ils ont été inculpés de lésions corporelles simples, menaces et contraintes envers deux domestiques, une Tunisienne et un Marocain, qui ont déposé plainte contre eux. Le couple a pu regagner la Libye après avoir versé une caution de 500'000 francs.

Cette arrestation a provoqué le courroux de Tripoli. En représailles, les autorités libyennes ont arrêté deux Suisses le 19 juillet. Les deux Helvètes ont été transférés dans une autre prison à Tripoli, a indiqué M. Jeannerat. Ils sont toujours détenus dans des cellules collectives, mais bénéficient désormais de conditions carcérales moins difficiles.

La situation de nos compatriotes ne doit pas être agréables et encore moins réjouissantes si l’on se souvient des infirmières bulgares. La Libye vient de nous prouver (si c’était nécessaire) qu’il s’agit d’un pays totalitaire où tout peut arriver. Prendre des mesures de rétorsion comme cela a été fait par le régime libyen me fait me demander si l’on ne devrait pas interdire à nos concitoyens de se rendre dans ce pays (et d’autres du même acabit) afin de préserver nos intérêts nationaux et de ne pas donner prise à des personnes d’une telle mentalité. J’ai bondi en entendant Jean Ziegler à la RSR expliquer que la Libye et ses habitants ont une façon de vivre différente de la nôtre et que nous devions comprendre que certains comportements sont « normaux » chez eux. (comme la maltraitance du personnel – des esclaves ?- par exemple) La Suisse, au lieu de vouloir faire ami-ami avec le monde entier devrait plutôt se tenir éloignée de ces pays et ne pas entretenir de relations avec eux. Là serait le vrai courage !

 

 

Commentaires

Jean Ziegler n'étonne plus personne.
Après avoir soutenu bec et ongles Fidel Castro, il se prends maintenant à couvrir le colonel...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/07/2008

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