29/07/2008

Genève: déloger les squatters devient plus difficile

A Genève, les squatters ne pourront plus être délogés par le biais d'une simple interpellation pour violation de domicile. Cette méthode, utilisée à plusieurs reprises par le procureur général Daniel Zappelli, est condamnée par le gouvernement.


En raison d'un désaccord avec le procureur général, le Conseil d'Etat a jugé nécessaire de faire une mise au point devant les médias sur la doctrine des autorités en matière d'évacuation de squats. Les conseillers d'Etat Laurent Moutinot et Mark Muller ont affirmé qu'un accord était en passe d'être conclu avec Daniel Zappelli.

En clair, pour les squats existants, il faudra attendre le jugement d'un tribunal ou une décision administrative pour faire procéder à une évacuation. Celle-ci sera précédée d'un avertissement laissant aux occupants un "délai raisonnable" pour plier bagages.

Concernant les nouvelles tentatives d'occupation, ces cas sont considérés comme des "flagrants délits". Les squatters sont immédiatement interpellés, pour autant qu'une plainte pénale soit déposée par le propriétaire.

Cette ligne de conduite proscrit donc la méthode employée par Daniel Zappelli pour vider d'anciens squats comme la Tour. Le procureur avait ordonné aux forces de l'ordre d'interpeller les occupants. Pendant qu'ils se trouvaient au poste, le propriétaire récupérait son bien et empêchait le retour des squatters.

"Cette méthode est parfaitement légale mais ces interpellations déplaisent beaucoup au Conseil d'Etat", a souligné Mark Muller.

 

Les Conseillers d’Etat genevois nous expliquent donc que si une loi a l’inconvénient de ne pas leur plaire, il faut en « parler » avec le procureur pour qu’il l’interprète différemment !!!!!!

Il est à noter qu’à Genève, les politiciens donnent une prime aux délinquants alors que les honnêtes gens sont « punis » par l’impôt.

 

 

Commentaires

"Punis par l'impôt!"

Punis aussi par l'instruction publique de qualité.

Par les transports publics de qualité.

Par des services publics de qualité, par des accès à la culture exceptionnels.

Quand comprendrez-vous que les impôts que vous payez ne sont pas une punition mais bien une source indispensable pour notre vie commune?

Quand comprendrez-vous que les squatters défendent les intérêts des locataires face à ces régies qui nous imposent des loyers hors de prix?

Quand arrêterez-vous ces "coups de gueule" aussi bêtes que bornés?

Écrit par : Sandro Minimo | 30/07/2008

Cet affrontement entre le Conseil d'ETAT et le Procureur tient de la vendetta...
Monsieur Moutinot encourage les squats, Monsieur Muller ne veut pas se mouiller car son projet de construction du PAV est arrêté faute de chef de projet... Bref, les genevois payent cette politique absurde et égocentrique des "petits chefs".pendance ce temps là, le jeunes et moins jeunes galèrent à trouvers des appartements décents et abordables...

Écrit par : demain | 30/07/2008

Nos politiciens ne connaissent pas le latin, ni la pensée romaine..."Dura LEx, Sed Lex".
C'est comme à l'armée...l'ordre s'exécute, il ne se discute pas.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/07/2008

Monsieur Muller joue un drôle de jeu. Même s'il doit "dealer" avec des confrères d'un autre bord politique, pourquoi s'aligner avec eux sur la question des squats. Il devrait donner un signal plus positif en matière de logements (il est en charge du dossier PAV qui piétine faute de chef de projet).
Est-il devenu l'otage de Kramer ou de Moutinot ? ou bien essaie-t'il de suivre la ligne de la légitimité (des squatters) contre la ligne de la légalité préconisée par Zapelli ?
Bref, ce double jeu ne va pas lui rendre service car Moutinot est un laxiste incompétent et Kramer, un vaniteux qui veut tout contrôler.

Écrit par : demain | 30/07/2008

@ Sandro Minimo:
Je dis et je maintiens "punis par l'impôt".
La seule qualité de l'instruction publique à Genève est la qualité de vie des enseignants!! Les transport publics desservaient mieux, par exemple, Plan-les-Ouates et Perly il y a 40 ans que ce n'est le cas maintenant!
Les accès à la culture, si on parle du Grand théâtre, c'est réservé à une caste de privilégiés!!!
Oui l'impôt est nécessaire, mais à Genève, on trouve la particularité de dépenser l'argent du contribuable bien avant qu'il ne l'ait gagné. Pas un seul canton n'est aussi dilapideur d'argent public que Genève! Quant aux squatteurs, ce n'est qu'une bande de profiteurs et je ne vois pas en quoi ils font baisser les loyers!

Écrit par : salegueule | 30/07/2008

Cà c'est une nouveauté... Je pensais que les défenseurs des locataires étaient l'ASLOCA et maintenant voilà que les squatteurs sont notre porte drapeau...

S'ils veulent se rendre utiles pour les locataires mal logés ou non logés,

1) ils peuvent se mobiliser et faire signer des iniatives aux habitants pour avoir des logements décents que nous pourrions tous signer et non se faire valoir par des actes de vandalisme qui n'apportent rien à la cause

ou bien 2) qu'ils fondent un ASLOCA/BIS car le premier tend à s'essouffler...

Écrit par : demain | 30/07/2008

Bien dit Mr "salegueule",

A Zurich on paye 30% d'impot en moins et il suffit d'y faire un tour pour comprendre a quel point les prestations pour la classe moyenne y sont supérieur.

A Genève, autant l'instruction publique, que les tpg et des services publiques arrogants et incompétants sont un desastre digne du tiers monde, mais a un prix Suisse +.

Et ce ne sont pas des parole en l'air, comparer les temps d'attente en justice, pour un permis de construire, en fait pour n'importe quel "service" de l'état. On dirait que la priorité est de nourrire une classe politique autosuffisante et la bande de fonctionnaires et cas sociaux qui votent pour eux !

Quand a dire que ces parasites de squatouzes se battent pour les locataires, c'est vraiment le summum du grotesque. Moi aussi demain j'arrête de payer mes impôts "pour me battre pour la classe ouvrière" vous me croyez hein ? Debile...

AF

Écrit par : Alain Fernal | 30/07/2008

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