07/08/2008

La pénurie de pétrole vue par l'Académie des sciences techniques

La Suisse doit se préparer sans tarder à de possibles ruptures d'approvisionnement de carburant. Telle est la conclusion de la nouvelle étude de l'Académie suisse des sciences techniques intitulée "Pénurie de pétrole et mobilité en Suisse".


L'académie exige des mesures fermes pour pouvoir réduire rapidement la consommation de carburant, indique-t-elle. Il apparaît de plus en plus nettement que la production pétrolière mondiale atteindra son apogée ces 20 prochaines années avant de décliner irrémédiablement. Or la Suisse dépend fortement du pétrole, comparée aux autres pays: elle couvre ses besoins globaux en énergie à 57% avec l'or noir.

L'Académie des sciences techniques propose ainsi des pistes: elle rappelle que dans le cas des combustibles, il est aujourd'hui techniquement possible de se passer totalement des sources d'énergie fossiles dans le domaine du chauffage domestique.

En revanche, la situation des carburants est toute autre et il ne faut pas s'attendre à une alternative à l'essence et au diesel à court terme. Le parc de véhicules suisse, qui consomme énormément de carburant, pourrait toutefois être beaucoup moins énergivore à l'avenir, estime l'académie.

Celle-ci propose comme objectif obligatoire de réduire d'au moins 2% par an la consommation de carburant au lieu de consommer davantage chaque année. L'étude de l'académie conclut que 60% de la consommation de carburant pourraient être économisés.

Les mesures volontaires et les systèmes d'incitation ne génèrent que peu d'effets. Faire reculer considérablement la consommation de carburant ne sera possible qu'avec des instruments d'économie efficaces, des hausses de prix et des prescriptions nationales plus strictes, conclut l'académie.

L’académie des sciences devrait « exiger » la construction de la troisième voie CFF entre Lausanne et Genève au lieu d’exiger des mesures fermes pour la réduction de la consommation de pétrole.

Si comme le pensent les experts le pic pétrolier est ou est sur le point d’être atteint, les prix suffiront d’eux-mêmes pour réduire la consommation.

Comme c’est souvent le cas, les experts suisses pensent que nous pouvons à nous seuls changer le monde. Il faudrait peut-être les ramener à la réalité. Nous ne somme que 7 millions d’habitants, les grandes métropoles dans le monde sont bien plus peuplées que notre pays.  En diminuant notre consommation de pétrole, même de 60%, qu’est-ce que cela changerait au niveau mondial ?

 

 

 

 

23:23 Publié dans Suisse | Tags : pétrole, argent | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Sandro Minimo, sur son blog et dans son article, ne nous avait pas informé que l'académie EXIGE...mais pour qui se prennent-ils pour exiger quoi que ce soit ?

D'ailleurs, c'est bien connu, y a point comme nous...alors à nous, seuls suisses, nous sommes capables de changer la face du monde...hein ?

Et ça se dit...experts...?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 12/08/2008

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