13/08/2008

France: un professeur gifleur a été condamné à 500 euros d'amende

Avesnes-sur-Helpe - La justice française a condamné à 500 euros d'amende un professeur qui avait giflé en janvier un élève de onze ans après une insulte, a-t-on appris de source judiciaire. L'adolescent l'avait traité de "connard".


Le procureur de la République d'Avesnes-sur-Helpe avait requis en juin une amende de 800 euros à l'encontre de ce professeur de technologie au collège de Berlaimont, jugé pour "violence aggravée sur mineur". Gendarme de profession, le père de l'adolescent, qui avait été exclu trois jours de l'établissement, avait porté plainte après l'incident.

"Ce n'est pas l'amende qui nous intéresse, car elle sera de toute manière payée par le comité de soutien, c'est le principe qui nous intéresse. Il y avait vraiment une scène de violence et pas seulement une gifle", a commenté l'avocat des parties civiles.

Pour la vice-présidente du syndicat national des lycées et collèges, "la sanction est disproportionnée par rapport à l'acte commis". "C'est une sanction à l'égard de la profession, les enseignants vont très mal le ressentir", a-t-elle dit.

 

Le monde change et pas en bien….Mon père était gendarme, si j’étais rentré à la maison en me plaignant d’avoir reçu une gifle de mon prof parce que je l’avais traité de connard, je me serais pris une correction. Le prof aurait été félicité. Maintenant, c’est le contraire. Le prof est sanctionné et l’élève est félicité ! Si ce gendarme se fait insulter par un jeune gamin, qu’il ne s’en prenne qu’à lui-même !  

 

 

23:09 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Pourquoi appele-t-on cela "évolution" ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 13/08/2008

les punitions corporelles c'est du passé...Cet enseignant est avant tout un pédagogue et un adulte, il aurait du trouver un autre moyen de réagir face au insultes d'un gamin de 11 ans. Si lui a valeur d'exemple et n'arrive pas à se contrôler, vous vous imaginez comment les autres élèves ont du intégrer cet acte de violence physique sur un de leurs.

Ceci dit, cette histoire montre le désarroi de l'enseignement en France. En Suisse et à Genève, les enseignants sont aussi confrontés à des comportements extrêmes, élèves alcoolisés, agressifs, absents (pour cause de cannabis), insolents etc. Les conditions cadres ont bien changé en l'espace de 10 ans dans le paysage éducatif et le DIP tente des manoeuvres d'apaisement mais le malaise perdure.

Écrit par : demain | 14/08/2008

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