08/09/2008

Election du Conseil fédéral par le peuple: non de Doris Leuthard

L'idée d'une élection du Conseil fédéral par le peuple, relancée dimanche par Micheline Calmy-Rey, n'est pas du goût de Doris Leuthard, ni du président du PS. Ce serait une épée de Damoclès qui créerait plus de problèmes qu'elle n'en résoudrait, selon la ministre de l'économie.


Mme Leuthard s'inquiète en particulier du risque d'instrumentalisation et de ralentissement des réformes. Par peur de cette sanction, "un conseiller fédéral n'oserait alors plus prendre des décisions impopulaires." Une élection par le peuple favoriserait en outre les partis politiques les plus riches.

Et de rappeler que le parlement a déjà diverses possibilités de rectifier le tir, soit en refusant un projet soit lors de la réélection du gouvernement tous les quatre ans. Le contrôle exercé actuellement par les chambres fédérales et les médias fonctionnent, a souligné Mme Leuthard.

Christian Levrat ne s'est pas montré plus emballé. Il a estimé que les propos de Mme Calmy-Rey visaient plutôt à attirer l'attention sur la situation actuelle. Le président du PS dénonce les attaques à répétition contre les conseillers fédéraux. "Je suis choqué. On dirait que les partis n'ont rien d'autre à faire que de réclamer leur tête".

L'élection du Conseil fédéral par le peuple a été relancée dans la presse dominicale par Micheline Calmy-Rey. Attaquée la semaine dernière par l'UDC et le président du PDC, la ministre socialiste des affaires étrangères a estimé que la question méritait d'être posée en raison de la pression constante des partis sur le Conseil fédéral.

 

 

Doris Leuthard craint-elle à ce point les élections par le peuple ? Je pense qu’elle a simplement analyser la situation et s’est vitre rendu compte que le PDC a le plus à perdre avec ce mode de scrutin. De plus elle est méprisante envers le peuple en pensant que ce dernier pour être convaincu par les moyens financiers que certains partis ont. On se souvient de la récente votation sur les naturalisations où de l’aveu même des partis, les citoyen(ne)s n’ont pas votés dans le sens voulu par les plus dépensiers durant la campagne.

Lorsque Christian Levrat fait remarquer que les partis n’ont rien d’autre à faire que réclamer des têtes, il oublie un peu vite que son parti était dans la « combine » pour l’éviction de C. Blocher et par la même de plus ou moins 25% des électeurs/trices. Il aurait peut-être du penser aux conséquences de ses choix en Décembre 2007.

 

 

18:52 Publié dans Politique | Tags : conseil fédéral, ps, udc, prd, pdc | Lien permanent | Commentaires (0)

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