09/10/2008

AVS: la droite dénonce l'impact financier de la retraite dès 62 ans

La droite persiste et signe: l'idée de l'Union syndicale suisse (USS) de la retraite dès 62 ans se traduira par une hausse des coûts insupportable pour l'AVS et les actifs. La priorité doit être donnée à la pérennité du 1er pilier, selon son comité interpartis.


La coalition réunissant le PDC, le PRD, l'UDC et les Verts libéraux n'a pas ménagé ses critiques contre l'initiative populaire "Pour une AVS flexible", en votation le 30 novembre. Pour elle, le titre du texte est trompeur, car son acceptation équivaudrait à une baisse de facto de l'âge de la retraite. Près de 90% des gens pourraient y prétendre théoriquement vu le plafond de revenu de 119'340 francs par an prévu.

L'impact économique et financier de cette initiative est au centre des préoccupations du comité baptisé "Non à des milliards de francs de charges supplémentaires pour l'AVS". Les surcoûts atteindraient jusqu'à 1,5 milliard de francs, au détriment des travailleurs et des jeunes. "Ils devront payer des cotisations faramineuses ou verront leurs rentes plus garanties", a averti la conseillère nationale Christa Markwalder (PRD/BE).

"L'AVS se porte encore bien aujourd'hui, mais ce n'est pas une raison pour aller dans le mur", a renchéri le conseiller aux Etats Urs Schwaller (PDC/FR). A ses yeux, accepter une hausse des dépenses sans compensation immédiate est "irresponsable". Or il est hors de question à l'heure actuelle d'augmenter les cotisations, de relever de nouveau la TVA ou de réserver à l'AVS une part plus importante des impôts.

Dans ce cas, tout le monde à raison. Il faut en effet permettre un départ à la retraite « anticipé » pour les travailleurs effectuant des taches dites pénibles d’une part et garantir le financement à long terme de l’AVS d'autre part. La solution se trouve peut-être dans le nombre d’années de cotisations.

Disons par exemple qu’il faut 42 ans de cotisation pour toucher le 100% de l’AVS. Les travailleurs manuels ont pratiquement tous ce nombre d’annuités à 62 ans ce qui n’est certainement pas vrai pour les travailleurs mieux lotis. Soumettons aux cotisation AVS les retraites de ces derniers s’ils n’ont pas le nombre d’années requis mais désirent cesser de travailler de manière anticipée. Une grande partie du milliard et demi serait sans doute retrouvée.

 

 

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