13/10/2008

AVS: le camp rose-vert exige une retraite flexible

Après dix ans de vaines discussions, l'initiative "pour un âge de l'AVS flexible" est la seule solution viable pour une retraite anticipée sociale. Fort de cet avis, un comité rose-vert appelle à voter "oui" lors du scrutin du 30 novembre.


Aujourd'hui, la retraite anticipée est un privilège réservé en grande partie aux classes aisées, a critiqué le président du PS Christian Levrat. De nombreux travailleurs ne disposant que de bas ou moyens revenus et occupant des emplois pénibles ne peuvent pas se permettre de lever le pied, selon lui.

L'initiative, qui exige le droit à la retraite dès 62 ans sans réduction de rente jusqu'à un revenu annuel de près de 120'000 francs, apporterait aussi une solution au chômage de longue durée qui frappe nombre de sexagénaires. Elle n'empêche en outre pas de continuer à travailler après 65 ans, comme c'est déjà possible actuellement, a noté le Fribourgeois.

Pour le comité interpartis en faveur de la retraite flexible (composé d'élus du PS, des Verts, du PCS et du PEV), le financement du projet est pondéré. Les cotisations AVS passeraient de 8,4 à 8,64% du salaire. En moyenne, cela représente une hausse de 6,50 francs pour l'employeur, comme pour l'employé.

Par an, la retraite dès 62 ans voulue par l'initiative de l'Union syndicale suisse coûterait quelque 800 millions supplémentaires si l'on part du principe que l'âge ordinaire sera relevé à 65 ans pour les femmes. Sans cela, les coûts atteindraient 1,3 milliard de francs.

Les promoteurs du texte estiment qu'un tiers des intéressés prendraient la retraite à 62 ans, un tiers entre 63 et 65 ans, le reste attendant l'âge ordinaire ou continuant de travailler.

Comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois dans ce blog la solution, de mon point de vue, se trouve dans le nombre d’années de cotisations. En fixant par exemple 42 annuités de cotisations, la plupart des ouvriers effectuant des tâches reconnues comme pénible pourraient partir à la retraite à 62 ans. Peut-être même plus tôt si l’on admet que la majorité d’entre eux ont commencé à travailler avant le 20ème anniversaire et ont donc déjà commencé à cotiser . Les personnes ayant des professions « plus faciles » ont eux majoritairement poursuivis des études et commencé à travailler plus tard. Ils peuvent donc prendre leur retraite plus tard. Ils devraient par contre être exonéré des cotisations « minimum » durant leurs études.

Pour ceux d'entre eux prenant une retraite anticipée, il ne recevraient qu'une partie de la rente AVS.

 

 

 

20:45 Publié dans Economie, Politique, Suisse | Tags : retraite, avs | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Moi aussi je suis d'accord, pour les professions libérales.
Un docteur, médecin, combien d'années d'études ?
Et combien d'années de pratique avant d'ouvrir son cabinet ?
Les avocats et les notaires ... pareil.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 14/10/2008

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