18/10/2008

Micheline Calmy-Rey craint une baisse de l'aide au développement

Micheline Calmy-Rey met en garde contre les conséquences que la crise financière pourrait avoir sur l'aide au développement. Les pays occidentaux pourraient se montrer moins généreux, a-t-elle averti à l'occasion des 60 ans de Swissaid vendredi à Berne.


C'est à craindre en regard des montants énormes investis pour venir en aide aux banques", a dit la conseillère fédérale. De plus, la crise financière affectera aussi directement les pays en développement, qui n'y sont pourtant pas pour grand-chose.

La question d'une plus grande équité au plan mondial, qui préside à l'action de Swissaid dès ses débuts, devient plus que jamais d'actualité, a relevé la ministre des affaires étrangères. Elle a décrit la situation de la planète en citant le Mahatma Gandhi: "Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité".

Quant au président de Swissaid Rudolf Rechsteiner, il a dénoncé l'incroyable différence entre les moyens dépensés pour venir en aide aux instituts financiers et les sommes consacrées à lutter contre la faim.

 

Mme Calmy Rey est dans son rôle avec ces déclarations. Monsieur Rudolph Rechsteiner aussi.

Si ces 2 personnes étaient intellectuellement honnêtes, ils ajouteraient que le sauvetage du système financier mondial, sauvetage pas encore assuré, est de loin prioritaire à l’aide au développement. En cas de naufrage du système, l’aide au développement tomberait tout simplement à zéro ! Cela ils oublient de le dire. Ce n’est pas pardonnable à une ministre en charge.

Madame Calmy Rey est parfaitement au courant de la situation, elle participe aux séances du CF et sait donc que si l’UBS avait du partir en faillite, la Suisse se serait trouvée avec un ou deux siècles de retard. Plus aucune entreprise n’aurait pu travailler. Les salaires de la plus grandes parties des travailleurs n’auraient pu être versés, etc…. En lisant le quotidien « Le temps » daté de ce jour (17.10.08), on apprend que la situation était bien pire que ce que l’on pouvait imaginer. Nous sommes passés très près d’une immense catastrophe.

Nous ne sommes pas encore sauvés, mais Mme Calmy Rey préfère encore s’occuper de la misère du monde plutôt que de celle de ses concitoyens. Dommage !

 

 

Commentaires

Les files de chômeurs suisses n'inquiète personne ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 18/10/2008

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