21/10/2008

Paradis fiscaux: la Suisse dans le collimateur de l'OCDE

Les 17 pays réunis à Paris à l'initiative de l'Allemagne et de la France ont demandé à l'OCDE de réviser sa "liste noire" des paradis fiscaux non coopératifs d'ici mi-2009, a indiqué le ministre français du Budget Eric Woerth. La Suisse se retrouve dans le collimateur.


"Nous voulons parvenir à une liste noire des paradis fiscaux", a déclaré M. Woerth, précisant qu'il y aurait une nouvelle conférence à Berlin en mai ou juin 2009 sur le sujet. "Nous avons demandé à l'OCDE de réactualiser, de faire le ménage dans la liste", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück a estimé que la Suisse méritait d'être inscrite sur la "liste noire" des paradis fiscaux de l'OCDE. Il a reproché à Berne de ne pas coopérer suffisamment en matière fiscale. La Suisse a renoncé au dernier moment à participer à cette réunion. Pour sa part, le DFF a déclaré ne reconnaître que les décisions prises au sein de l'OCDE.

L'Autriche, critiquée pour son application restrictive de la directive européenne sur l'épargne, a également renoncé à participer, comme le Luxembourg et les Etats-Unis, en campagne électorale.

De leur côté, le PDC, PRD et l'UDC ont annoncé rejetter vigoureusement les mesures demandées à Paris contre le système fiscal suisse. Ils les jugent injustifiées.

Tout comme le PDC, le PRD et l'UDC, l'Association suisse des banquiers (ASB) a refusé les reproches adressés au système fiscal helvétique. "La Suisse n'est pas un paradis fiscal", a dit Thomas Sutter, porte-parole de l'ASB. Selon lui, il est peu vraisemblable que la Suisse soit inscrite sur la liste noire de l'OCDE et "ce ne serait pas correct".

Pour le PS au contraire, cette décision doit constituer un avertissement pour les partis bourgeois.

Les élus européens commencent à brasser de l’air. Pour justifier leur incohérence initiale dans la gestion de la crise financière mondiale, ils commencent à chercher des boucs émissaires.

Pour ce faire ils veulent parvenir, selon le ministre français Woerth, à une liste noire des paradis fiscaux. Monsieur Woerth oublie de préciser que cette liste existe déjà et qu’y figure Andorre (co-présidé par Nicolas Sarkozy) et la principauté de Monaco dont tout le monde sait que cet Etat indépendant est considéré comme faisant partie intégrante de la France…qui a, visiblement, du mal à imposer les réglementations fiscale dont elle rêve à ces 2 Etats…

Quant à l’allemand Steinbrück, il se plaint du manque de coopération de la Suisse avec l’Allemagne en matière fiscale. A-t-il déjà demandé des renseignements qui lui auraient été refusés ?

Ne se souvient-il pas que l’UE, dont son pays est un leader, et la Suisse ont signé un accord sur la fiscalité de l’épargne ? Que ces accords ont été ratifiés ? Que la Suisse depuis plus de 3 ans maintenant taxe les revenus des épargnants européens et verse les montants obtenus aux différents membres de l’UE ?

Je constate également que visiblement la France et l’Allemagne pensent que l’OCDE est aux ordres puisqu’ils veulent en fixer le calendrier. J’ai noté aussi que les pays comme le Luxembourg et l’Autriche, membres de l’UE ne se sont pas rendus à Berlin pour entendre une conclusion décidée avant le début de la réunion. (Vive les leçons de démocraties de la France et des autres pays présents). La France, comme l’Allemagne, se plaint du secret bancaire suisse. Pourtant, c’est l’Allemagne, certes nazie, qui est à l’origine du secret bancaire. C’est à cause (grâce à?) de l’Allemagne de Hitler que la Suisse a inventé le secret bancaire. Peut-être que si ces pays insistent vraiment, nous l’ancrerons dans notre constitution !

Serait-ce le désir secret de quelque(s) politicien(s) européens afin qu’ils ne puissent pas être découvert(s) ?

 

 

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