23/10/2008

Liste noire des paradis fiscaux: l'Autriche soutient la Suisse

Des voix s'élèvent en Allemagne comme en Autriche pour défendre la Suisse dans le dossier fiscal. La cheffe de la diplomatie autrichienne ainsi que les conservateurs et les libéraux allemands ont fustigé les propos du ministre allemand des finances qui a qualifié la Confédération de paradis fiscal.


Les propos de Peer Steinbrück sont "injustifiés", a lancé la ministre autrichienne des affaires étrangères Ursula Plassnik. Ces déclarations visent également l'Autriche, qui met pourtant tout en oeuvre pour respecter tous les accords passés dans le cadre de l'Organisation de coopération et de développement économiques ou d'autres organisations internationales, a affirmé Mme Plassnik.

"Nous ne devons nous laisser présenter comme des paradis fiscaux par personne", a tonné la ministre, ajoutant que même si le secret bancaire était également très important pour l'Autriche, des exceptions se justifiaient dans certains cas particuliers.

La charge de M. Steinbrück n'est également pas du goût des conservateurs allemands, qui forment à Berlin une coalition avec les sociaux-démocrates (SPD), dont le ministre des finances est l'un des leaders.

"Nous ne devrions pas exagérer dans l'exercice de la critique sur d'autres pays", a souligné Otto Bernhardt, en charge des affaires financières du groupe parlementaire conservateur CDU/CSU.

Enfin, le parti libéral allemand (FDP) a lui aussi vivement critiqué les attaques du ministre des finances contre la Suisse. Il y voit une déclaration "inacceptable dans le fond comme dans la forme".

Pour le FDP, actuellement dans l'opposition, le ministre social-démocrate des finances ferait mieux de s'attaquer enfin aux causes de la fuite des capitaux et des impôts, plutôt que de s'en prendre continuellement à la Suisse.

L’Autriche contrainte de soutenir la Suisse contre l’Allemagne pour montrer qu’elle existe.

Ce soutien est aussi sympathique qu’inattendu. Sauf erreur de ma part, l’Autriche n’a pas été citée comme paradis fiscal par les 17 membres de l’UE présents lors de cette réunion. Probablement que l'Allemagne considère l’Autriche comme «son » paradis fiscal au même titre que la France considère Monaco et Andorre…De mon point de vue, les réactions de certains parlementaires allemands sont bien plus importantes car ils mettent le point sur ce qui ne va pas en Allemagne. Là où le gouvernement allemand est sensé agir, mais comme disaient les Nuls: cela ne nous regarde pas............

 

 

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