27/10/2008

Oui du PS à la vidéosurveillance pour améliorer la sécurité

Le congrès du PS a adopté à Aarau une prise de position en 20 points sur la sécurité publique. Après un débat de plusieurs heures, les socialistes ont finalement suivi dans l'ensemble les propositions remaniées du comité directeur.

 


Pour le PS, la sécurité est "un bien public", fait partie "des droits humains" et constitue "une condition sine qua non de la qualité de vie". Mais la sécurité c'est aussi l'égalité des chances, la justice sociale et des perspectives positives.

Le document adopté par le congrès compte 20 points qui vont de la vidéosurveillance à la promotion de l'engagement civique en passant par les jeux vidéos violents, les armes, la violence des jeunes et les transports publics.

Dans sa prise de position, le PS a décidé de bannir l'expression "criminalité étrangère" comme le demandait la section de Bâle-Ville. Elle a un trop fort relent de populisme de droite, ont estimé les socialistes.

Le PS s'oppose à une vidéosurveillance généralisée. Il est par contre favorable à placer ponctuellement des caméras aux "endroits névralgiques". Les opposants ont souligné que la vidéosurveillance ne réduit pas la criminalité, mais la déplace là où il n'y a pas de caméra.

Par ailleurs, le congrès du PS a recommandé sans surprise d'approuver l'initiative de l'Union syndicale suisse "pour un âge de l'AVS flexible" soumise au peuple le 30 novembre. La décision a été prise à une très nette majorité.

Seule trois personnes s'y sont opposées. L'initiative exige le droit à la retraite dès 62 ans sans réduction de rente jusqu'à un revenu annuel de près de 120'000 francs. Elle n'empêche pas de travailler après 65 ans.

Un peu plus tôt, les socialistes avaient réélu Christian Levrat à la présidence du parti. La vice-présidence revient à l'Argovien Cédric Wermuth, 22 ans, président de la Jeunesse socialiste (JS). Il succède à la conseillère nationale Silvia Schenker

Le PS veut de bien de la sécurité mais refuse d’appeler les choses par leur nom tout simplement pour ne pas reconnaître que l’UDC a, sur ce point, raison de dire que la criminalité des étrangers est proportionnellement plus forte que l’indigène.

Comme pour les caméras, on ne les veut pas sauf dans les endroits névralgiques. Qui décide quel endroit est ou n’est pas névralgique ? Selon quel critère ? Effectivement en faisant ce choix là, le problème sera déplacé et donnera raison à ceux qui l’ont annoncé !

Quant à la flexibilisation de l’âge de l’AVS, en fixant à 120'000 francs la limite, le PS veut favoriser son électorat, les fonctionnaires, au lieu de défendre les ouvriers et les bas salaires.

Ce parti sous la direction de C. Levrat devient plus populiste que ne l’est le POP !!! Est-ce qu’il veut seulement récupérer les voix de l’extrême gauche ou a-t-il vraiment viré à gauche de la gauche ?

 

 

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