28/10/2008

Caisses de pension: leur couverture est souvent insuffisante

Les fortes secousses qui ont touché les bourses en octobre ont de graves conséquences pour les caisses de pension helvétiques. Selon leur association faîtière, de très nombreuses institutions ont désormais une couverture insuffisante, soit moins de 100%.


Malgré cela, les caisses peuvent continuer à verser leurs dûs à court et à moyen terme, a indiqué le président de l'Association suisse des institutions de prévoyance. Mais elles ne seraient pas en mesure d'assumer leurs obligations à long terme.

Selon la même source, environ la moitié des caisses de pension privées ne sont plus suffisamment couvertes. L'effondrement des bourses a conduit à des pertes de 60 à 70 milliards de francs pour les institutions de prévoyance helvétiques.

Les caisses suisses géraient plus de 600 milliards de francs à fin octobre. L'année 2008 sera la moins bonne depuis la mise en place du 2e pilier il y a 23 ans.

Pour connaître la situation exacte des caisses, il faudra attendre la publication de leurs bilans durant le premier trimestre 2009. On verra alors combien d'institutions ont dépassé la ligne rouge (degré de couverture inférieur à 90%). Dans un tel cas, la loi prévoit des mesures d'assainissement.

La limite des 90% devra toutefois être relativisée dans le contexte actuel, a dit le président de l'ASIP. Il a appelé les autorités de surveillance à réagir de façon mesurée. Il faudra décider des mesures d'assainissement au cas pas cas, car dans chaque caisse les risques sont différents.

Il faut cesser de parler à tort et à travers des caisses de pensions. Chacun le sait, les caisses de retraites investissent sur le long terme. Si effectivement la valeur ACTUELLE de certains investissements boursiers est inférieure à la valeur d’acquisition, cela ne veut pas dire que la caisse de retraite a perdu de l’argent ! Cela veut dire qu’elle en perdrait si elle réalisait ces actifs maintenant. Les fonds de pensions ont pour elle ce qui manque aux banques : le temps !

Par contre, la baisse des cours de bourse que nous vivons ces derniers mois donne l’occasion et l’opportunité aux assureurs de faire pression sur les politiques pour diminuer tant les rendements à donner aux fonds que les rentes et le taux de conversion. Lors de la forte hausse des bourses des années 2003/2008, personne n’est venu dire qu’il fallait, que l’on pouvait, augmenter les rendements et les rentes ! Nos politiciens se font avoir. (Volontairement ?)

N’oublions pas que les centaines de milliards dont disposent les caisses de retraites sont autant de mines d’or pour les banques et les assureurs. Une manne d’argent très bon marché. Alors pourquoi ne pas profiter de la crise financière pour avoir cet argent encore meilleur marché ?

 

 

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