31/10/2008

Les fonctionnaires du canton de Vaud défendent leur salaire

Le canton de Vaud a connu une nouvelle journée de protestations contre la future grille salariale de la fonction publique. Plusieurs centaines de personnes ont dénoncé ce qu'elles considèrent comme des injustices.


Environ 600 gymnasiens et enseignants ont manifesté en milieu de journée devant les bureaux d'Anne-Catherine Lyon. La cheffe du Département de la formation est descendue au milieu des manifestants, en très grande majorité des élèves.

La conseillère d'Etat leur a rappelé que des améliorations avaient déjà pu être obtenues et que les négociations sectorielles se poursuivaient. "Langue de bois, langue de bois!", ont scandé les protestataires en réponse à la responsable socialiste.

Les huit gymnases du canton sont restés fermés dans l'après-midi, selon David Gygax, du syndicat SSP. Le collège de Béthusy a été touché par une grève du zèle, alors que le mouvement a été également très suivi au bâtiment administratif de la Pontaise (BAP).

"Pour nous, c'est une véritable mobilisation, nous sommes extrêmement satisfaits", a commenté David Gygax. Ça bout toujours dans la marmite malgré ceux qui veulent à tout prix mettre un couvercle dessus, a-t-il ajouté en perspective de la prochaine journée d'action fixée au 11 novembre.

Au CHUV, plusieurs catégories d'employés ont croisé les bras: laborants, physiothérapeutes, infirmières de salle d'opération, techniciens en radiologie, ainsi que du personnel administratif et technique. Deux cents personnes ont manifesté à midi dans le hall d'entrée.

Cette journée s'inscrit dans un long processus de réaménagement des classifications et des salaires de la fonction publique vaudoise. Fin janvier, quelque 12'000 manifestants étaient descendus dans la rue, avec grève dans les écoles et débrayages en série à la clé.

Quelle est la proportion des grévistes ? Que refusent-ils ? N’en ont-ils pas assez d’être plus que privilégiés et de réclamer encore plus ? N’ont-ils pas honte ? Les fonctionnaires ne devraient rien avoir de plus que les minimums légaux ! Ils ont la sécurité de l’emploi, qu’ils en paient le prix !

Bien des salariés n’ont que les minimums légaux et ne peuvent aller faire grève au frais du contribuable. J’espère que les journées de grève ne seront pas payées.

 

 

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