01/11/2008

Le Bernois Hans Grunder est le premier président du PBD

Le Parti bourgeois-démocratique (PBD) Suisse a été officiellement fondé à Glaris. D'emblée, il a posé ses jalons: le nouveau parti soutient sans ambages l'extension de la libre circulation des personnes avec l'UE, se démarquant ainsi de l'UDC.


"Il faut le Sonderfall PBD Suisse", a déclaré le premier président élu du parti, le conseiller national bernois Hans Grunder, aux 92 délégués provenant des trois cantons fondateurs de Berne, de Glaris et des Grisons. L'Emmentalois de 52 ans a souligné l'importance des accords bilatéraux avec l'Union européenne: "les refuser le 8 février est suicidaire".
Dans son allocution, la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a également souligné l'importance des bilatérales: "Si nous disons non, l'accord sur la libre circulation des personnes sera caduc dans les six mois et avec lui tout le reste des accords avec l'UE", a-t-elle averti. Son collègue Samuel Schmid a rappelé que le PBD est un parti représentant la classe moyenne et les personnes souhaitant prendre leurs responsabilités.
Les délégués ont également élu samedi leurs organes dirigeants: la conseillère d'Etat grisonne et directrice de la justice Barbara Janom Steiner assume la vice-présidence du PBD. D'autres sections cantonales doivent voir le jour prochainement. Le 10 novembre sera lancé le parti thurgovien à Weinfelden, le 21 la section argovienne à Lenzbourg.
Pour les votations fédérales du 30 novembre, PBD recommande trois "non" et deux "oui". Il approuve l'initiative populaire pour limiter le droit de recours des organisations ainsi que la révision de la loi sur les stupéfiants.
Le PBD préconise en revanche de rejeter les initiatives pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine, sur l'âge flexible de l'AVS et pour la dépénalisation du chanvre.

Le parti bourgeois démocratique Suisse est né. Longue vie à lui.

Avec deux conseillers fédéraux et pas de groupes parlementaires, le PBD est un parti étrange. Né de l’exclusion de la section grisonne de l’UDC pour son soutien à E. Widmer-Schlumpf, ce parti a-t-il vraiment des chances de s’implanter durablement en Suisse ?  J’ai des doutes. L’électorat de l’UDC auquel ce parti va s’adresser en priorité est un électorat assez fidèle. Il n’a pas encore digéré son exclusion du CF par les autres partis et il aura sans doute de la peine à suivre Madame Widmer-Schlumpf qui est moins médiatique que ne l’est (était ?) C. Blocher. Par ailleurs, l’UDC est un parti très bien organisé et sait parfaitement bien mobiliser ses troupes. Les autres partis de la droite conventionnelle PRD et PDC ne seront plus aussi bienveillants avec ce parti lorsqu’ils seront directement en concurrence pour des sièges.

En ce qui concerne les mots d’ordres pour les prochaines votations je suis surpris que le PBD donne déjà des consignes pour les votations de février prochain alors que d’ici là il y aura probablement de nouvelles sections. Ces nouvelles venues n’auront pas droit au chapitre pour les votations de février ?

 

 

17:06 Publié dans Politique, Suisse | Tags : pbd, udc, ps, prd, pdc, blocher, schmid | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Voila ... c'est officiel, l'UDC n'a plus de conseillers fédéraux.
Des élections anticipées ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 01/11/2008

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