03/11/2008

Un prêtre soupçonné d'avoir abusé de 24 garçons sur près de 40 ans

La justice fribourgeoise a livré les résultats des enquêtes sur des prêtres soupçonnés d'abus sexuels. L'affaire du capucin s'avère encore plus grave que présumée: l'homme aurait abusé de 24 garçons sur près de 40 ans. Il devra répondre des faits non prescrits.


Il s'agit d'un nouveau cas datant de 1995, auquel s'ajoute le cas de son neveu déjà connu, datant de 1992. Le capucin âgé aujourd'hui de 68 ans devrait comparaître devant un tribunal. En France ou en Suisse. Les faits non prescrits ayant été commis en France, la juge d'instruction Yvonne Gendre s'est dessaisie du dossier, a-t-elle annoncé devant la presse.

Mme Gendre a déjà pris contact avec un procureur de Grenoble, qui recevra le dossier sans délai. Si le capucin n'est pas jugé en France, la justice du canton dans lequel il réside actuellement - que la juge a refusé de préciser - sera en principe compétente pour reprendre l'affaire.

Le dossier du capucin a été transmis à la juge Gendre par la justice jurassienne en janvier dernier. Des informations de sources diverses étaient par ailleurs confiées à ce moment-là à la juge.

Outre la capucin, la juge a ouvert des enquêtes préliminaires contre quatre prêtres. Deux étant décédés, une instruction ne pouvait "à l'évidence" pas être ouverte contre eux. Ce fait a été expliqué aux personnes concernées, a précisé Mme Gendre.

La juge s'est donc concentrée sur les affaires de deux prêtres fribourgeois et du capucin. Un prêtre a été mis hors de cause et l'enquête a été clôturée. Le dossier du second a été transmis à la justice neuchâteloise.

C’est exactement le cas de ce qui ne se reproduira plus si l’initiative sur la prescription pour les crimes sexuels sur les enfants est acceptée.

Nous voici devant le cas d’un abuseur avéré dont le procès va exclure une série de victimes au nom de la prescription ! Ces victimes auront sans doute l’impression que la justice n’est pas pour eux, que le temps a effacé leurs traumatismes. La loi a dit que les actes qu’ils ont subis ne peut plus punir personne ! Aucun juge ne peut plus écouter leur témoignage. On va même leur expliquer que c’est de leur faute, à chacun, ils n’avaient qu’à se plaindre avant !

 

 

Commentaires

Merci d'en parler. Voila une raison de plus de voter en faveur de l'imprescriptibilité, voulue par Marche-Blanche et soutenue par l'UDC.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 04/11/2008

Jugé pour avoir violé ses sœurs pendant 10 ans, par Frédéric Nejad
Une affaire de viol et d’inceste est jugée depuis lundi au Tribunal correctionnel.
Absents des bancs des accusés: les parents des deux victimes.

«Je m’excuse du mal que j’ai causé à mes deux soeurs, même si ça ne réparera rien.»
Debout à la fin des plaidoiries, Jean* fait face aux juges.

Agé de 21 ans, cet habitant du Chablais vaudois avait déclaré plus tôt qu’il ne méritait «pas d’être un frère», après le calvaire sexuel qu’il a fait subir pendant 10 ans à ses 2 jeunes soeurs.
Tous trois étaient mineurs au début des faits, en 1987.
Jean se rendait presque chaque nuit dans leur chambre pour les agresser sexuellement par des attouchements et même des pénétrations vaginales en 2007, malgré les larmes et la résistance des fillettes.

L’accusé a fait des aveux complets dès que les faits «odieux» ont été dénoncés à la justice par le nouveau petit ami d’une des sœurs.

«Je lui ai fermement demandé une première fois de cesser ce comportement. Il m’a promis qu’il réalisait la gravité de ses actes, mais il a continué», témoigne l’ami.

Jean a passé 254 jours en prison préventive avant d’être libéré, et suit une thérapie.
Selon les experts psy, le risque de récidive est faible.
Le joug familial étouffant a été relevé.
Et les parents, qui savaient mais préféraient fermer les yeux, ont été pointés du doigt.
Verdict mardi après-midi.

Act. 03.11.08; 22:18 Pub. 03.11.08; 22:18
* prénom d’emprunt

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 04/11/2008

La Justice oublie parfois les victimes quand elle ne les ignore pas. La prescription pour les crimes sexuels comme pour tous les autres crimes graves est une façon d'oublier les victimes. Elles n'oublieront jamais ce qu'elles ont subi.
La Justice doit punir chaque crime, elle ne doit pas permettre aux criminels de lui échapper. Un enfant qui a subi des actes criminels c'est une vie brisée, c'est l'innocence bafouée, c'est tout simplement immonde. Notre société et sa Justice ne doit plus le permettre !

Écrit par : Le Kafteur | 04/11/2008

Il faut purement et simplement CASTRER officiellement ces cinglés, ces malades DANGEREUX !
Désolé, mais c'est la seule façon pour qu'ils ne récidivent pas et pour qu'ils ne "foutent pas en l'air" la vie de jeunes innocent(e)s !
Comme dit ce vieux proverbe : "Il est trop tard de se lever lorsque l'on a ch.... au lit" !!!!!
En résumé et proprement dit : -il est trop facile de regretter lorsque le MAL est fait !
Dans ces cas là, la prison ne sert à rien et les psy's non plus. Il faut combattre le mal là d'où il vient !
Questions d'hormones ou de "zigounette" !? Si ça fait du mal à autrui, on peut très bien et respectueusement y supprimer. La médecine fait soit disant "des miracles" non ?????? Alors soyons une fois franc avec ces situations........
Amicalement

Écrit par : coucou | 04/11/2008

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