05/11/2008

Commerce équitable: la Suisse reste championne du monde

En matière de commerce équitable, la Suisse détient la palme et devance largement les nations industrialisées. La deuxième place revient au Royaume-Uni, alors que le Japon est lanterne rouge de ce classement.


Trente francs. C'est le montant moyen versé l'an dernier par les Suisses pour des produits issus du commerce équitable, indique Caritas. L'oeuvre d'entraide est l'une des six associations à l'origine de la Fondation Max Havelaar.

La moitié des bananes vendues en Suisse proviennent du commerce équitable. Et ce marché continue son expansion: en 2007, les Helvètes ont notamment déboursé plus de 250 millions de francs pour des produits portant le label Max Havelaar.

Le marché helvétique du commerce équitable croît cependant plus faiblement qu'à l'étranger. En 2007, les ventes des produits équitables de la fondation Max Havelaar ont affiché une hausse de 16%. Selon une étude de Caritas, l'Irlande, la Suède, la Norvège et l'Espagne s'attendent, elles, à voir le chiffre d'affaire de ce secteur se multiplier au minimum par deux.

La croissance moyenne dans les pays industrialisés se situe autour de 50%. En 2007, les produits portant le label de Fairtrade Labelling Organisation International (FLO), un réseau de contrôle de labels, ont généré un chiffre d'affaire de quelque 3,5 milliards de francs.

Selon l'étude de Caritas, le commerce équitable ne peut cependant pas se reposer sur ses lauriers. Parmi ses défis, l'oeuvre d'entraide cite la valorisation de nouveaux marchés et les conséquences de cette croissance comme les problèmes écologiques au niveau de la production, de la commercialisation ou encore du transport.

Cette statistique nous montre que c’est peut-être le chemin à suivre pour l’aide au développement des pays à bas revenus. Ne vaut-il pas mieux en effet faire progresser ce commerce dit équitable et qui l’est sans doute, plutôt que de verser des sommes importantes à des Etats dont on ne sait de quelle façon elles seront dépensées. Rendons aux citoyens la part d’impôts qui est dilapidée dans une aide au développement étatisée et en retour demandons aux citoyens d’acheter plus de produits du commerce équitable. Je suis prêt à parier que l’aide sous cette forme non seulement sera plus importante, mais touchera plus de gens qui en ont vraiment besoin.

 

 

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