05/11/2008

Crise financière: la garantie de l'épargne relevée à 100'000 francs

Crise financière oblige, le Conseil fédéral a décidé d'améliorer le système de protection des épargnants. Il propose de relever le montant minimum de garantie bancaire des particuliers à 100'000 francs. La protection atteint actuellement 30'000 francs par personne.


La révision du régime de protection des déposants doit entrer en vigueur de manière urgente à fin décembre, a précisé Hans-Rudolf Merz. Le but est aussi de maintenir le système bancaire helvétique concurrentiel. De nombreux Etats ont augmenté le niveau de la garantie sur les dépôts bancaires, a signalé le ministre des finances.

Le plan du gouvernement, qui sera examiné en décembre par les chambres fédérales, comprend plusieurs volets. La limite supérieure du système de protection passera ainsi de quatre à six milliards de francs. Ce plafond, fixé de concert avec les banquiers, constitue une des limites du système actuel, a reconnu le directeur de l'Administration fédérale des finances Peter Siegenthaler.

Le Conseil fédéral a aussi présenté mercredi son message entérinant les mesures de consolidation du système mis à mal par la crise financière. La Confédération libérera l'emprunt à conversion obligatoire de 6 milliards de francs "quatre à cinq jours" après l'assemblée générale de l'UBS du 27 novembre.

Le prêt, soumis à un intérêt de 12,5%, doit rapporter 750 millions de francs bruts par an. M. Merz espère en outre que la vente des actifs pourris de l'UBS repris pour 68 milliards par la Banque nationale suisse permettra d'obtenir un bénéfice.

Ce dispositif et le relèvement à 100'000 francs de la garantie des dépôts bancaires ne constituent qu'une étape. Le ministre des finances entend présenter d'ici le printemps une réforme complète du système de protection des épargnants. En attendant, de nouvelles règles seront mises en place concernant les fonds propres des deux grandes banques.

Au voleur, l'Hôpital de l' Ile à Berne ne nous a pas rendu notre ministre des finances en entier !

Il ne sait plus compter, alors qu’il multiplie par plus de 3 le montant des dépôts que doivent garantir les banques, le fonds de garantie n’est même pas doublé ………

Cela me fait mal de le dire, mais rendez nous la Schtroumpfette.

 

 

Commentaires

J'ai grande peine à découvrir une quelconque amélioration du système de protection des épargnants puisque l'augmentation de 30'000 francs à 80'000 francs n'est que poudre aux yeux. En effet, actuellement il existe une association de droit privé qui peut réclamer jusqu'à 4 Milliards de francs aux banques pour indemniser les épargnants en relation avec une masse garantir de 193 Milliards alors que dorénavant la même association pourra réclamer 6 Milliards de francs pour garantir une masse d'épargne de 314 Milliards de francs. Il ne faut pas se leurrer s'il existe un faible sytème interbancaire obligatoire pour les banques il n'existe aucune garantie d'Etat. Le Conseil fédéral concède dans son message que ce sytème est insiffisant et n'est pas à même de faire face à la défaillance d'une banque majeure. Le système n'est donc pas comparable à ceux d'autres Etats. Ce n'est certainement pas comme cela que l'on stablisera ceux des établissements bancaires qui sont perçuu comme illiquide. Ce fait, combiné à l'abscence de garantie des prêts interbancaires est une grave erreur.

Écrit par : jules.f | 05/11/2008

@Jules.f
Expliquez-vous plus clairement! Votre commentaire n'est pas compréhensible.
Quel est ce chiffre de 193 milliard? D'où vient-il?
Quelle est cette association qui pourrait réclamer 4 milliards?
Et ce chiffre de 314 milliards?

Écrit par : salegueule | 05/11/2008

L’enjeux du Nouveau Breton woods est sur la table!

L'économiste Jean-Luc Gréau dans un interview donner au Nouvel Obs du 30 octobre, dénonce le Faux Nouveau Bretton Woods de la City.

« N. O. - Que peut-on attendre d'un nouveau Bretton Woods ? Quels rôles peuvent jouer les pays émergents ?
J.-L. Gréau. - De deux choses l'une. Ou bien le nouveau Bretton Woods s'inscrit dans la lignée du précédent, qui tendait à stabiliser le monde du point de vue économique, monétaire et financier pour favoriser la prospérité, l'emploi et le progrès matériel, intellectuel et moral des populations. Ou bien il procède d'une tentative de soumettre, plus encore que ce n'était le cas au moment où la crise a surgi, les entreprises et les populations aux exigences maintenues des opérateurs financiers préalablement sauvés par les Etats. Les pays émergents ont un rôle à jouer dans la mesure où ils favoriseront la naissance de ce monde multipolaire, plus équilibré et plus stable, dont nous avons besoin. »


Face à la situation historique et révolutionnaire que nous sommes entrain de vivre, il ne faut pas céder à la tentation de certains agitateurs qui pensent que du chaos naitra une plus belle société. Du Chaos sortira qu’une autre loi de la jungle ou le plus faible sera toujours le perdant.

Nous devons aussi dire non au faux nouveau bretton woods proposé par Gordon Brouwn et ses amis, qui essayent d’imposer brutalement un contrôle totale sur l’économie par la haute finance international de la City et Wall street.

Nous devons au contraire nous mobiliser autour de la mise en faillite du système actuel.

Pour aiguiser vos convictions politiques et économique afin de rentrer dans la bataille, je vous propose la lecture du dernier tract de solidarité et Progrès, L’indispensable rupture avec l’empire financier, par Jacques Cheminade : http://solidariteetprogres.org/IMG/pdf/TRACT_2008_11_03_NBW_1_.pdf

« L’avantage des crises est qu’elles changent les règles du jeu. Il dépend de nous que ce ne soit pas pour le pire, mais pour le meilleur. »

La France doit peser sur le G20, et nous, citoyens, devons tout faire pour influencer nos élites.

La révolution passera par une réforme profonde du système monétaire et financier international, et non par de vaines révoltes violentes.

David C.
david.cabas.over-blog.fr
leretourdusillon@gmail.com

Écrit par : David C. | 06/11/2008

Le chiffre de 193 Milliards correspond au montant actuellement "garanti", soit 30'000 francs par personne et par établissement.

Le chiffre de 314 Milliards corresponds au montant qui sera "garanti", si les chambres suivent, soit 80'000 francs par personne et par établissement.

Le montant de 4 Milliards est le montant que les banques ont l'obligation de débourser en cas d'insolvabilité de l'une d'entre elle. C'est ce montant qui sera porté à 6 Milliard. Ces montants sont faibles comparés au 193 Milliards/314 Milliards garantis. Il est suffisant en cas de faillite d'une petite banque comme la Banque Kaupthing mais ne suffit pas pour au moins 8 banques (les plus importantes) ou en cas de faillite simultanée.

Ce montant de 4 Milliards est en cas de besoin versé à une Association de droit privé suisse dont son membres obligatoires les banques. Celle-ci est alors chargée de redistribuer un montant qui, je répète, ne dépassera pas 4 ou 6 Milliards.

La seule garantie de l'Etat est donc de superviser le sytème. C'est tout. Aucune garantie financière de l'Etat. Certaines banques cantonales ont une garantie de l'Etat cantonal. Il n'est pas étonnant que les clients les préfèrent. Et comme les prêts interbacaire ne sont pas, en Suisse, garanti, il n'est pas étonnant que les banques qui ont des épargants ne prêtent pas leur argent à une Banque Suisse en difficulté, mieux vaut les prêter à BNP Paribas, HSBC, Rabobank...c'est plus sûr, pour les banques cantonales, les cantons, les épargnants.

Nos autorité n'avait rien vu venir et elle ne voient rien venir, il faut garantir sérieusement l'épargne et les prêts interbancaires.

Écrit par : jules.f | 06/11/2008

J'ai oublié, puisqu'on n'est pas obligé de me croire, l'url du message du Conseil fédéral à l'appui de la modification de la LB :


http://www.efd.admin.ch/dokumentation/gesetzgebung/00570/01287/index.html?lang=fr

Écrit par : Jules.f | 06/11/2008

@Jules.f
Merci pour vos précisions qui donnent une vue très claire de votre message.
Ce qui serait intéressant, c'est de faire les mêmes calculs pour les banques Allemandes, Françaises ou Anglaises. Cela nous donnerait une idée du risque pris par ces états pour sauver leurs banques et garantir les clients. Mieux encore seraient les chiffres espagnols ou autrichiens, ces pays membres de l'UE avec des capacités financières peu évidentes puisqu'ils n'exportent presque rien et que la population n'est pas très nombreuse.
Pour les clients qui cherchent la sécurité, le mieux pour eux est de ne pas être en "cash" mais plutôt investi en titres. Ces derniers n'entrant pas dans la masse en faillite le cas échéant...

Écrit par : salegueule | 06/11/2008

Encore faut-il préciser quels titres. A mon sens les bourses des pays encore immergés risquent de chuter jusqu'à ce que la capitalisation boursière desdits pays atteignent 40% du PIB. Ce n'est pas là une référence à 1929, de mémoire cela devait alors être pour les USA encore 20 % plus bas (soit 34 %) mais le retour à la normalité post 1966 et ante Reagan. Donc exit les actions. Le "petit" a là un grand avantage sur les 2ème piliers qui se caractérisent par leur inertie et une mauvaise gestion.

Reste le MM et les obligations. Au vu de l'incertitude sur l'inflation, à court terme et sur ce qui rapporte peu. Rabobank 2.5 % plutôt que CS 4 % pour la même échéance.

Écrit par : jules.f | 06/11/2008

@Jules.f
Merci pour vos conseils. Je pense quant a moi que certaines actions peuvent être achetées, comme Nestlé par exemple. Pour ce qui est des obligations, il y a de très bonnes opportunités dans les perpetuels à condition d'être très attentifs sur la qualité du débiteur et en travaillant avec des limites. Le MM m'inquiète plus que les obligations car soit nous avons des titres (parts de fonds) mais les actifs sont placés en banque et le résultat final en cas de crash est le même que le compte en banque.

Écrit par : salegueule | 07/11/2008

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