08/11/2008

L'UNIA dit oui à la libre circulation mais sous conditions

Le syndicat Unia soutient sous conditions la reconduction et l'élargissement de l'accord sur la libre circulation des personnes avec l'UE. Le Conseil fédéral doit continuer ses contrôles pour éviter la sous-enchère salariale.


Le gouvernement ne doit pas faire de concessions sur les mesures d'accompagnement concernant la libre circulation des personnes, déclare le secrétaire d'Unia Vasco Pedrina dans une interview parue dans le journal du syndicat "Work". Les entreprises étrangères qui font appel à du personnel en Suisse doivent être soumises aux mêmes conditions qu'aujourd'hui, défend M. Pedrina.

L'attribution de mandats publics doit donner lieu au versement de salaires suisses et non étrangers. Le Conseil fédéral doit en outre verser rapidement une contribution financière aux projets de coopération en Europe de l'Est. Les fonds issus du "milliard de cohésion" sont toujours bloqués, rappelle M. Pedrina.

Le syndicaliste espère que le Conseil fédéral répondra à ces revendications d'ici à l'assemblée des délégués d'Unia en décembre. Les délégués en font dépendre leur mot d'ordre pour les votations fédérales du 8 février.

 

Le syndicat UNIA a le c.. entre deux chaises, d’une part il se sent obliger de soutenir la gauche et voter en faveur de la libre circulation et d’autre part il est conscient qu’en le faisant il met en difficulté une partie de ses adhérents. Comme d’habitude, le syndicat a choisi la solidarité avec la gauche plutôt que la défense de ses membres. Rien d’étonnant dans ce choix.

Les conditions annoncées par le syndicat ne sont que de la poudre aux yeux puisque les contrôles ne seront pas plus nombreux et les sanctions inexistantes. Mais Unia appellera quand même à  voter la libre circulation

 

 

Commentaires

L'UDC n'est plus seule ...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 08/11/2008

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