08/11/2008

PS en France: Royal remporte une victoire de taille

En France, le projet d'orientation du PS de Ségolène Royal a remporté contre toute attente le vote des militants. Un an et demi après sa défaite à la présidentielle, la socialiste semble en bonne position pour diriger un parti mis à mal par une guerre des chefs.


Le projet de centre-gauche de Mme Royal a devancé les propositions des maires de Paris Bertrand Delanoë et de Lille Martine Aubry, ses principaux rivaux dans la lutte pour la direction socialiste. A quelques jours du congrès de Reims, dans l'est de la France, cette victoire place "Ségo" en position de force pour briguer la succession de François Hollande à la tête du parti.

Mais sitôt les résultats connus, les luttes intestines qui minent le PS ont repris au grand jour, avec l'annonce tonitruante du départ de deux de ses membres, dont le sénateur Jean-Luc Mélenchon, figure de l'aile gauche du parti, qui a annoncé son intention de créer un nouveau mouvement "sans concession face à la droite".

M. Mélenchon était partisan du projet de Benoît Hamon, le quadragénaire qui monte au sein du PS et a réalisé le bon score de 19%. L'actuel patron du PS, François Hollande, qui soutenait la motion de Bertrand Delanoë, a pour sa part immédiatement prévenu que le score de Mme Royal "ne lui permettait pas d'être majoritaire dans le Parti socialiste".

Il a appelé les quatre principaux courants à "chercher ensemble les voies d'un rassemblement", et a prédit "des jours difficiles" pour le PS si une majorité ne se dégageait pas.

Lors du Congrès de Reims, les différents courants du PS devront tenter de faire une synthèse pour désigner leur chef, qui sera formellement élu par les militants le 20 novembre.

François Hollande a la rancune tenace, de mémoire, c’est lui qui a « trompé » Ségolène peu avant les élections présidentielles de 2007 et qui a provoqué le départ de Ségolène.

En tant qu’actuel 1er secrétaire sa place aurait du soit être au dessus de la mêlée, soit celle d’un candidat à sa propre continuité. Sa faiblesse grandissante il n’avait sans doute pas les moyens de se succéder à lui-même et n’a pu qu’apporter un soutien à Bertrand Delanoë.
F. Hollande s’est empressé de déclarer que son ex n’était pas majoritaire au sein du PS. C’est vrai pour Ségolène, mais c’est encore plus vrai pour Delanoë……….Hollande a omis de le préciser.

En attendant, l’UMP a encore de beaux jours à voir venir avec une opposition en miettes.

 

 

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