13/11/2008

L'UDC pourrait faire son retour au Conseil fédéral

Les premières réactions des partis après la démission de Samuel Schmid laissent présager un retour de l'UDC au Conseil fédéral. PS, PDC et PRD fixent toutefois leurs conditions. Les Verts font cavalier seul et annoncent une probable candidature.


Alors que tous les regards étaient tournés vers elle, l'UDC s'est refusée à annoncer officiellement une candidature, tandis que le nom de Christoph Blocher reste d'actualité. Mais, par la voix de son président Toni Brunner, le parti a réitéré sa volonté de retourner au gouvernement.

Une option serait la candidature du conseiller national bâlois Caspar Baader, a lâché M. Brunner. Les sections cantonales de l'UDC vont désigner leurs candidats. Le groupe parlementaire aura le dernier mot.

Si le PRD ne conteste pas la légitimité de l'UDC à revendiquer le siège, Fulvio Pelli pose ses conditions. Le parti doit abandonner sa politique d'opposition, a déclaré le président radical. Des personnalités comme Christoph Blocher ne trouveraient pas de majorité au Parlement, a ajouté le Tessinois.

Même son de cloche au PS. Le candidat devra respecter l'Etat de droit et donc la séparation des pouvoirs, les conventions internationales et les règles du jeu du gouvernement, indique le président socialiste Christian Levrat.

Du côté du PDC, son président Christophe Darbellay estime aussi que l'UDC a une "légitimité mathématique" à récupérer le siège laissé vacant, mais elle doit prouver qu'elle a une réelle volonté d'être un parti gouvernemental.

Le Parti bourgeois-démocratique (PBD) a lui d'ores et déjà annoncé qu'il ne briguera pas la succession de son conseiller fédéral. Selon son président Hans Grunder, le départ de Samuel Schmid n'aura aucune conséquence sur l'avenir d'Eveline Widmer-Schlumpf.

Quant aux Verts, ils se jugent mûrs pour le gouvernement. Pour leur président Ueli Leuenberger, les chances d'une nouvelle candidature écologiste, après celle de Luc Recordon (VD) en décembre 2007, dépendent surtout de l'attitude du PDC.

De leur côté, les politologues sont unanimes: si l'UDC veut revenir au Conseil fédéral, elle doit présenter un candidat apte au compromis. Quoique blochérien, l'ancien président du parti Ueli Maurer pourrait être une solution.

 

Le grand cirque recommence, les présidents "copains", le tandem Darbellay-Levrat vient avec le même discours, à croire qu’ils l’a écrit en commun… :

« L’UDC a le droit à un (un ?) siège au Conseil Fédéral pour représenter la partie de la population qui a élu ses membres. Mais il y a des conditions… »

C’est avec ce genre de discours que l’on risque d’avoir, dans moins de trois ans maintenant, une progression de l’UDC aux prochaines élections fédérales. Mais ce n’est pas que le moment du choix pour l’UDC, (un candidat de l’aile dure ou de l’aile « molle » ?) Le PDC devra aussi choisir, il ne pourra pas une deuxième fois voter contre le plus grand parti de Suisse sans se placer clairement à gauche de l’échiquier politique.

Les candidats PDC aux prochaines élections auront trop besoin des voix du PRD et de l’UDC pour avoir une chance d’être élu. Au moment où le PDC tente, arrive ici ou là, à remonter la pente, il ne peut pas se permettre de se positionner une seconde fois contre l’UDC. Il n’aura plus « l’excuse Blocher ».

De plus, les écologistes sous la bannière de Ueli Leuenberger, qui est lui, probablement plus à l’extrême gauche que ne l’est C. Blocher à l’extrême droite, veulent un élu au conseil Fédéral. Ce parti avait moins de 10% des suffrages aux dernières élections ne l’oublions pas. C’est un parti marginal au niveau suisse.

 

 

09:00 Publié dans Politique, Suisse | Tags : cf, udc, ps, prd, pdc, élection | Lien permanent | Commentaires (0)

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