12/11/2008

Les larmes aux yeux, Samuel Schmid a démissionné

Samuel Schmid a démissionné. Sous le feu des critiques depuis des mois, le ministre de la défense de 61 ans a pronnoncé son retrait du Conseil fédéral. Annonçant la nouvelle avec les larmes aux yeux et des trémolos dans la voix, il a évoqué sa santé et la pression politique


Le ministre a révélé avoir déjà eu des ennuis de circulation sanguine au début de l'été. Après un traitement ambulatoire, il a dû prendre des médicaments anticoagulants. D'où le saignement de nez qui l'a forcé à interrompre la conférence de presse.

Même s'il reste convaincu que l'armée remplit pleinement sa mission, Samuel Schmid a admis que des erreurs avaient commises. Selon le ministre de la défense, le moment est opportun pour partir.

En tirant un bilan positif de ses huit année au Conseil Fédéral, le chef du DDPS a souligné qu'il s'était occupé de la politique de la sécurité "avec joie et engagement". Le ministre a tenu à relever parallèlement "qu'il s'était impliqué de toutes ses forces en tant que membre loyal dans le collège gouvernemental".

Samuel Schmid a également passé en revue ses activités en tant que ministre de la défense et président de la Confédération en 2005. Et d'insister sur le fait qu'il a toujours cherché le contact avec la population et les principaux partenaires étrangers de la Suisse.

Le politicien n'a pas eu la tâche facile, entre les tensions avec l'UDC et les remous dans le domaine militaire (Armée XXI, drames avec des armes de service, chaises musicales à la tête de l'armée). Il avait néanmoins refusé jusqu'ici de partir.

Interrogé sur l'appartenance partisane de son successeur, il a noté que les règles de la concordance rendraient normale une candidature UDC. Mais, outre les formules arithmétiques, il convient que le Parlement tienne compte de la culture politique et de la collégialité dans son choix, a-t-il commenté.

Vu les circonstances, c'est désormais Doris Leuthard qui devrait devenir vice-présidente du Conseil fédéral. La présidence de la Confédération 2009 sera assumée par Hans-Rudolf Merz. Leur élection ainsi que celle du successeur de Samuel Schmid auront certainement lieu le mercredi 10 décembre, lors de la session d'hiver du Parlement.

La plupart des médias avaient réclamé son départ et maintenant qu’il démissionne, les journalistes semblent surpris… En repensant à ce qui s’est passé ces derniers jours, la déclaration de Monsieur Bugnon au sujet de la concordance, le revirement de l’UDC sur le programme d’armement de Samuel Schmid, je ne peux m’empêcher de penser que cette démission a été préparée avec l’UDC ou tout au moins une partie de ce parti…

Le commentaire de C. Darbellay sur le courage de S. Schmid tout au long de cette année après les attaques qu’il a subi tant de la presse que de l’UDC me fait sourire. Lorsque les attaques étaient dirigées contre C. Blocher, C. Darbellay était en tête des « assaillants ». Il l’a sans doute oublié maintenant. Les élus UDC s’en souviendront le moment venu !

 

 

19:32 Publié dans Politique, Suisse | Tags : cf, udc, ps, pdc, prd, parlement, élection | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Moi ... j'en rigole ... Darbellay nous fait une fois de plus, son cirque.
Pathétique.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 12/11/2008

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