24/11/2008

Libre circulation: un comité UDC soutient favorable à son extension

Un comité formé d'un tiers des élus UDC aux chambres fédérales est monté au créneau pour défendre la reconduction de la libre circulation avec l'Union européenne et à son extension à la Roumanie et à la Bulgarie. Trois candidats au Conseil fédéral figurent parmi eux.


Prenant le contre-pied de la direction du parti, le comité "Oui à la reconduction des accords bilatéraux" s'est formé sous la houlette de l'entrepreneur et conseiller national thurgovien Peter Spuhler. Vingt-quatre parlementaires fédéraux UDC y ont déjà adhéré sur les 65 membres du groupe et la liste n'est pas encore définitive. En font également partie Andreas Aebi (BE), Thomas Hurter (SH) et Hannes Germann (SH), tous trois en lice pour succéder à Samuel Schmid.

Avec la voie bilatérale, la Suisse a pu renforcer sa place économique et s'est assurée des connexions internationales tout en conservant son indépendance, a écrit le comité.

Un "Non" le 8 février ferait tomber le premier paquet de bilatérales. L'économie suisse devrait alors faire face à de grandes difficultés. Des places de travail seraient en danger et les PME perdraient des contrats, a pronostiqué le comité.

En tant qu'opposants acharnés à l'adhésion à l'UE, les membres du comité mettent en garde contre les conséquences d'un "Non" le 8 février. Selon eux, un vote négatif pourrait favoriser une adhésion parce que l'économie suisse, de plus en plus isolée, pourrait prendre partie pour une telle adhésion.

La libre circulation des personnes et les autres accords bilatéraux sont liés par la clause dite "guillotine". Si un "non" sort des urnes le 8 février, toute une série d'accords existants tomberont automatiquement.

Le peuple suisse est appelé à voter le 8 février pour la reconduction et l'extension de la libre circulation parce que le référendum des Jeunes UDC a abouti. Ces derniers s'étaient lancé dans la récolte de signature contre l'avis de leur parti. Après avoir changé son fusil d'épaule, la direction de l'UDC suisse conseille dorénavant de glisser un "non" dans l'urne.

Est-ce que l’UDC est en train de se la jouer Partis Socialiste français ????????

Le chef (C. Blocher) est sur le départ ou pour le moins sur une voie de garage, alors les « éléphants » du parti commencent à pointer le nez, les idées divergentes viennent au grand jour plutôt que de rester au sein de la direction du parti. Il serait temps que l’UDC remette à plat son programme et redevienne cohérent. Sa branche jeunesse lance un référendum contre la libre circulation sans l’aval bien au contraire du parti « Parent » dont la direction, une fois les signatures récoltées, s’engage à soutenir devant le peuple. Ca devient la gabegie. Nous allons avoir deux avis d'un même groupe parlementaire sur le sujet...

 

 

Commentaires

bravo...enfin une aile de l'udc qui se réveille...après la chape de plomb blochérienne, il nous fallait bien une petite éclaircie pour terminer la mise à mort de ce parti de F.....

LONGUE VIE AU COMITE ANTI-FACHO !!!!!

Écrit par : sarah-david | 24/11/2008

Je découvre avec plaisir que certains élus UDC reviennent enfin à meilleure raison. Les électeurs ont maintes fois indiqué leur refus de voir la Suisse adhérer à l'UE de même que, à l'opposé, ils ne souhaitent pas davantage un alleingang helvétique. C'est donc bien une majorité de la population qui désire le maintien, voire le développement de la voie bilatérale.

Les autres partis bourgeois s'en sont rendus compte depuis quelque temps déjà, puisqu'ils ne réclament plus - du moins ouvertement ? - l'adhésion. Il est temps que l'UDC cesse à son tour de se dire favorable à la voie bilatérale mais de tout faire pour qu'elle échoue !

Dès lors, comme j'ai eu l'occasion de l'écrire ailleurs, j'invite tout opposant résolu à l'adhésion de la Suisse à l'Union Européenne, à voter "OUI" le 8 février 2009, seule façon de pérenniser les accords bilatéraux entre la Suisse et nos partenaires économiques ! Un rejet de l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie entraînera, n'en doutons pas !, l'application, par Bruxelles, de la clause "guillotine" pour l'ensemble des accords. Je crains que cela soit ce que souhaite secrètement ceux qui rêvent de voir la Suisse s'inféoder à l'UE (à commencer par le NOMES et les socialistes). En effet, la fin des accords bilatéraux ne laissera pas d'autre possibilité que la mise en place de la seule autre voie économiquement viable : l'adhésion.

Un électeur PLR

Écrit par : Roger Bouvier | 24/11/2008

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