30/11/2008

AVS/réactions: la gauche veut un compromis rapide au Parlement

Le rejet de la 7e initiative populaire sur l'âge de la retraite ne met pas fin au débat politique sur la question. Les syndicats et la gauche veulent un compromis rapide au sein du Parlement, sans quoi ils lanceront un référendum contre la 11e révision de l'AVS.


Le comité contre l'initiative, formé de représentants du PDC, du PRD, du parti libéral, de l'UDC et du Parti Vert-libéral, dit qu'il faut au contraire s'attendre à devoir "travailler plus longtemps". Il est ses yeux "irréaliste de vouloir baisser l'âge de la retraite".

"Les actifs attendent depuis 15 ans qu'une aide leur soit proposée pour une retraite flexible", a regretté de son côté Paul Rechsteiner. L'Union syndicale suisse qu'il préside va demander une hausse des rentes AVS et se battre contre tout relèvement de l'âge de la retraite dans le cadre de la 11e révision de l'AVS.

Christian Levrat l'a reconnu: le peuple a vu dans l'initiative pour un âge de l'AVS flexible "une mauvaise solution à un vrai problème". De l'avis du président du Parti socialiste (PS), il convient désormais de trouver un compromis "parlementaire" pour progresser vers une solution. Celle-ci doit être "bonne et rapide", faute de quoi le PS lancera un référendum contre la 11e révision de l'AVS.

Christophe Darbellay admet que son parti voulait connaître le sort de l'initiative avant d'aller plus loin dans le débat politique. Selon le président du PDC, le peuple a d'abord démontré son attachement à une AVS solide et finançable sur le moyen et le long terme. Le Valaisan admet la nécessité d'une aide de l'Etat, mais ciblée uniquement sur les gens à faible revenus.

 

Je suis absolument certain que la grande erreur de cette initiative était le montant de 120'000 francs de revenus maximum pour prétendre obtenir une retraite anticipée. Ce montant prouvait à lui seul que l’objectif réel de l'initiative n’était pas de favoriser la retraite anticipée des travailleurs à tâches pénibles, mais bien celle d’une grande partie de la fonction publique ! La différence des sommes en jeu le montre également. J’aimerai que nous recalculions le coût de l’initiative en limitant les revenus maximums à 70'000 francs par année. Je suis certain qu’il serait supportable.

Comme à l’habitude, la gauche veut que l’on parle d’elle mais dans le fond ne veut rien changer. Les travailleurs à petits salaires et tâches pénibles sont de toute façon de gauche. Point n’est besoin de faire des efforts pour eux. Il faut surtout soigner la classe moyenne, c’est elle qui peut faire changer une majorité. Donc il ne faut rien faire contre elle, voir essayer de la favoriser même au dépens des plus petits. La gauche a échoué. Heureusement !

 

Quant aux réactions tant de C. Darbellay qui voulait voir comment soufflait le vent avant de décider ce qu’il fallait faire (Il prétend ne pas être une girouette) et celle de C. Levrat qui nous promet déjà un référendum sur la 11ème révision, nous ne pouvons que constater que nous avons là deux opportunistes politiques plutôt que des visionnaires. (Est-ce surprenant ?)

 

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