02/12/2008

INTERROGATIONS SUR LA LIBRE CIRCULATION

Il est peut être utile de rappeler que les accords bilatéraux concernés par notre vote du printemps prochain sur la reconduction, ou non, de la libre circulation et de son extension à la Bulgarie et à la Roumanie, sont les suivants :

 

Il s’agit de l’ouverture réciproque des marchés suivants :

 

La libre circulation des personnes

Les obstacles techniques au commerce

Les marchés publics

L’agriculture

Le transport aérien

Les transports terrestres

Participation de la Suisse aux programmes de recherche de l’UE.

 

La question qu’il faut se poser est la suivante :

Qui profite le plus de chacun des ces points ?


Les secrétaires d'Etat Jean-Daniel Gerber et Michael Ambühl y ont partiellement répondu selon la dépêche de l’ats du 3 novembre dernier.

(http://www.edicom.ch/fr/news/suisse/1189_5823680.html?xto...)

 

Selon ces 2 personnes :

 « Le traité sur la libre circulation des personnes a permis une hausse durable du produit intérieur brut d'au moins 1%, ce qui représente quatre à cinq milliards de francs. »

Nous n’avons pas de précisions quant à la manière de calculer ce chiffre qui a une marge de 20%. (4 ou 5 milliards = 20% de différence)

 

Sans l'ouverture du marché du travail, la Suisse n'aurait pas pu créer 250'000 emplois depuis 2005.

Il est probable que la Suisse n’aurait pas créer autant de place de travail sans ces accords je l’admets volontiers. Il faut aussi ajouter que ces emplois ont surtout profités aux européens, les travailleurs suisses n’ont pas été les premiers servis par ces places de travail !(+250'000 places de travail d’un côté, moins environs 40'000 chômeurs suisses de l’autre = + 210'000 places de travail pour les étrangers…)

 De plus les travailleurs suisses du secteur de l’hôtellerie restauration souffrent sans doute beaucoup de la concurrence européenne et du dumping salarial qui va avec.

Graphique chômage en Suisse.jpg

 


L'accord sur les obstacles techniques au commerce, qui vise à faciliter la commercialisation des produits industriels, a permis aux exportateurs helvétiques de réduire les coûts de quelque 250 à 500 millions de francs par an.

A-t-on le même chiffre pour les pays européens ?

 

 

Dans le secteur agricole, les ventes à destination de l'Union européenne (UE) ont doublé, atteignant 4,6 milliards.

De combien nos importations ont-elles augmenté dans le même temps ?
Les subventions payées aux paysans ont-elles diminué ? De combien ?

 

En matière de recherche, la Suisse reçoit davantage de soutien financier qu'elle ne paie pour sa participation à des programmes.

Il faut préciser là aussi, cela veut-il dire que les recherches effectuées en Suisse sont plus intéressantes pour les pays européens que celles effectuées en Europe ?

Peut-on chiffrer ces affirmations ? Les chercheurs étrangers participants aux recherches en Suisse sont-ils considérés comme suisses ou étrangers dans la répartition des coûts ? Et qu’en est-il de la distribution des éventuels profits générés par la recherche ?

 

L'accord sur les marchés publics offre aux entreprises suisses un accès sans discrimination à un marché d'un volume de 1500 milliards d'euros.

Une fois encore, a-t-on des chiffres ? Combien de contrats européens pour des entreprises suisses et combien de contrats suisses pour des entreprise étrangères ?

Pour quels montants ?

 

Grâce au traité sur le transport aérien, les liaisons avec les principales destinations européennes ont été améliorées, facilitant l'accès à la place économique helvétique.

C’est vrai, d’ailleurs Swissair en profite….

 

Quant aux transports terrestres, pas un mot dans le communiqué de l’ATS. Est-ce à dire que ce point n’intéresse personne ? Les Camions européens peuvent facilement se passer de traverser la Suisse ? L’Autriche va les accueillir à bras ouverts ?

 

Il faut donc avant de voter peser le pour et le contre de la validité des ces accords, se demander à qui il profite le plus. Si, comme je le pense, ces accords profitent avant tout à l’Europe, pourquoi actionnerait-elle la clause guillotine ? Pour s’auto punir ? Pour pénaliser ses travailleurs et ses entreprises ?

 

Cette clause guillotine n’était-elle pas là UNIQUEMENT lors de la première votation ?

 

Lors de ces bilatérales 1, la Suisse et l’Europe n’avaient donc rien prévu en cas de refus par la Suisse, lors de votes sur l’extension à de nouveaux pays, sur l’avenir des bilatérales ? Est-ce que les négociateurs de l’époque étaient si mauvais qu’ils n’avaient pas prévu ce cas de figure ?

Est-on sur que des pays comme la France, par exemple, sont prêts à revenir à la situation antérieure aux bilatérales I ?

Commentaires

Globalement le marché européens et mondial est bénéfique pour la Suisse.Mais ce qui commence à m'énerver,c'est que chaques vote populaire en Suisse sur l'Europe,devient petit à petit du chantage."Vous les Suisse vous avez interet de..." Va t'on voter pour l'interet économique de la suisse? ou va t'on pour finir dire oui à l'Europe pour que l'on arrête de nous emmerder avec des si...?

D.J

Écrit par : D.J | 02/12/2008

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