01/12/2008

Selon la presse l'émotion a parlé pour l'initiative pédophile

L'émotion a parlé". Tel est le commentaire de très nombreux journaux au lendemain de l'acceptation par le peuple de l'initiative pour l'imprescriptibilité des actes pédophiles. La presse s'interroge sur l'adaptation dans la loi d'un texte qualifié par certaines gazettes d'"imprécis".


"Il est évident que les affaires de prêtres pédophiles de ces derniers mois ont joué un rôle dans la votation", écrit "L'Express". "Entre la raison et le coeur, les électeurs ont écouté la raison du coeur", relève l'éditorialiste du "Quotidien jurassien".

Plusieurs quotidiens romands et alémaniques rappellent l'acceptation en 2004 de l'internement à vie des délinquants sexuels et très dangereux. Une nouvelle fois, le peuple privilégie une plus grande protection des victimes en dépit des réserves juridiques, estime la "Neue Zürcher Zeitung".

Ceci relevé, les journaux s'interrogent sur l'adaptation dans la loi de l'initiative. Les initiants "ne se sont sans doute pas vraiment rendu compte de la complexité que leur texte allait poser aux juristes", note "L'Express".

Le texte prévu par la Marche Blanche ne pose pas de problèmes par rapport au droit international, estime "Le Matin". "Mais au niveau national, il nécessitera un gros travail d'adaptation pour être applicable. L'imprescriptibilité devra être inscrite dans le Code pénal. Celui-ci prévoit actuellement que seuls les crimes de guerre, le génocide, les crimes contre l'humanité et les actes de terrorisme ne se prescrivent pas".

Au-delà de l'émotion, pourquoi ce "oui" du peuple ? Pour "La Tribune de Genève", "battre l'initiative en brèche, c'était aussi prendre le risque de nier le traumatisme des victimes. La cause était politiquement incorrecte, invendable même".

"Les nombreux adversaires de l'initiative - Conseil fédéral et grands partis en tête - n'ont pas su démontrer que le contre-projet, s'il était plus raisonnable, était tout aussi soucieux des victimes que l'initiative", écrit "Le Temps".

Les médias et les politiciens sont des analystes incomparables. En fonction des résultats d’un scrutin ils capables de juger les mêmes votants comme des êtres responsables et critiques envers une initiative comme celle sur la retraite anticipée proposée par l’USS, alors que les mêmes médias et les mêmes politiciens viennent nous expliquer que le peuple vote émotionnellement et manque totalement de rationalité dans le cas de l’initiative de la Marche blanche.

 

A se demander qui n’est pas sensé du votant ou de l’analyste…….  

 

 

Commentaires

voila , juste pr dire que quoi qu'on aconte moi j'aime bcpm lire ton blog! ;)

Écrit par : wikipedia | 14/04/2009

Les commentaires sont fermés.