04/12/2008

Succession de Samuel Schmid: doutes PDC face à Ueli Maurer

La gauche et les Verts ne sont pas les seuls àexprimer leur scepticisme face au candidat UDC Ueli Maurer pour succéder à Samuel Schmid au Conseil fédéral. Le conseiller aux Etats Bruno Frick (PDC/SZ) a notamment fait part de ses doutes dans la presse.


Dans le groupe PDC aux Chambres fédérales, des questions et des réserves se font jour face à M. Maurer, a dit M. Frick dans une interview publiée dans la "Neue Luzerner Zeitung". Le groupe auditionnera l'ex-président de l'UDC mardi prochain.

Outre M. Frick, plusieurs parlementaires PDC, dont le conseiller national Jacques Neyrinck (VD), ont déjà exprimé leur retenue. Le Vaudois fait d'ailleurs partie du Groupe 13, formé d'une vingtaine de politiciens de tous bords, qui milite contre l'élection du Zurichois au Conseil fédéral la semaine prochaine.

Au groupe PDC, les réserves sont de deux ordres. "Nous nous demandons si nous avons avec M. Maurer une base de confiance suffisante", a dit le conseiller aux Etats schwyzois. Au cours des ans, M. Maurer s'et montré irrespectueux face aux personnes qui ne pensaient pas comme lui, "souvent méprisant".

La question centrale reste de savoir si M. Maurer est capable de troquer sa casquette d'ex-président de parti pour celle de conseiller fédéral. M. Frick et le groupe attendent des réponses objectives de M. Maurer mardi prochain.

Chez les socialistes, le conseiller national zurichois Andreas Gross, animateur du Groupe 13, revient à la charge contre M. Maurer dans les colonnes de la "Weltwoche". Il le qualifie de "clone de Christoph Blocher, sans en avoir ses qualités".

Les citoyens sont aussi invités à se mobiliser contre une élection d'Ueli Maurer. Pas moins de trois pétitions en ligne circulent sur internet, lancées par Ada Marra, conseillère nationale (PS/VD), les Verts et un groupe de citoyens.

Vers 15h00 jeudi, on comptait 226 signatures sur le manifeste féministe d'Ada Marra, 315 sur la pétition des Verts qui appellent à voter Luc Recordon et 357 sur la dernière pétition.

Certains de nos parlementaires ont une façon étrange de concevoir la démocratie et la concordance. Le conseiller national Vaudois Jacques Neyrinck particulièrement remonté contre l’UDC en oublie toute la sagesse helvétique. Il n’est pas surprenant qu’il fasse partie des « comploteurs » anti-UDC. A croire qu’avant son départ en retraite, qu’il avait déjà annoncée une fois si j’ai bonne mémoire, il désire détruire le système politique Suisse. Il fait tout ce qu’il peut pour essayer de mettre fin à une concordance mathématique qui ne convient plus à son parti le PDC depuis qu’ils ont perdu un des deux sièges qu’ils avaient au CF. Comme s’il se sentait seul coupable de la baisse de l’électorat de son parti.  Il n’arrive pas à admettre que son parti a perdu beaucoup de suffrages et que c’est pour cette raison qu’il n’a plus qu’un représentant. Monsieur Neyrinck a décidé que le responsable de l’échec de son parti était l’UDC et son représentant le plus connu C. Blocher. Ce dernier éliminé, pour revenir à la situation antérieure, il faut éliminer absolument tous les candidats UDC qui pourraient se présenter.

On dit bien que lorsque l’on veut se débarrasser de son chien on l’accuse d’avoir la rage. C’est exactement ce qu’est en train de faire J. Neyrinck. Aura-t-il la force cette fois encore de convaincre son parti de le suivre ? A ce sujet, on entend très peu le président du PDC. C. Darbellay, attend, comme il est normal pour une girouette, de voir de quel côté le vent souffle avant de se prononcer.

Il serait temps que l’UDC lance une initiative populaire pour fixer dans la constitution les règles de la concordance. Comme déjà dit sur un autre blog, nous pourrions imaginer que le CF comporte obligatoirement au minimum 1 Italophone, 2 francophones et 3 alémaniques. Le dernier siège étant libre de langage. Dans le même ordre d’idée, le parti arrivé en tête aux élections aurait la présidence de la confédération pour la législature. Le parlement serait  ainsi déchargé de cette élection qui n’est pratiquement qu’une validation d’un tournus. Les autres sièges étant répartis à raison d’un siège par tranche de 15% de suffrages. Les partis ayant plusieurs sièges ont la responsabilité de la répartition linguistique. (En aucun cas deux UDC alémaniques ou romands par exemple) S’il n’ y a pas de partis « à 2 sièges », les derniers arrivés auront à compléter les « trous » linguistiques.

Ce sera la fin des magouilles politiciennes de salles arrière de bistrots bernois. L’alternative présentée, entre autre par P. Maudet, ce matin sur la TSR, à savoir une liste bloquée n’est pas dénouée d’intérêts. Mais il est temps de finir avec ces arrangements anti-démocratique.

 

 

20:50 Publié dans Politique, Suisse | Tags : pdc, maurer, ps, prd, udc, blocher | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Mais par qui donc devons-nous nous laisser gouverner. Les Comploteurs sont d'origines Belge, Italienne, Argentin, africain, mais dites-moi, je parle bien de la prochaine élection au Conseil fédéral Helvétique!?!?!?
Arrivons-nous dans un renouvellement de génération de "moutons de panurge" qui n'ont plus les compétences requises, mais qui pour faire leur "blé" ne savent que s'introduire dans les institutions et nous, nous payons nos impôts pour qu'ils nous fassent croire qu'ils travaillent en s'imposant dans les médias, qu'importe les propos, l'important c'est de se montrer.
La crise est là, nous sommes devant 2-3.... années difficiles, voire pénibles, car c'est peut-être aussi le signal d'une profonde mutation de notre civilisation. Donc ce qui compte c'est la compétence, la vision d'un avenir commun avec la gestion qui va avec! Il est trop tard de monter dans le train s'il a démarré! LA PERSONNE APTE, CAPABLE, AYANT FAIT SES PREUVES EST MONSIEUR CHRISTOPH BLOCHER, Là dessus tous l'on reconnu à un moment ou un autre; Leyvrat, Darbellay, Pelly. Pour les autres, je ne pense pas qu'ils aient eu le temps de s'en rendre compte!
Les moutons de Panurge nous ont mené au bord du précipice le 12 décembre 2007, et on a pu voir le désordre cette année.
Comme ils sont les premiers au bord du précipice, laissez-moi vous dire que la foule en colère derrière ne va pas se priver de pousser en avant. Est-ce que le salut passera par là? Plus de 30% de la population votante veut préserver sa spécificité helvétique, et même retrousser ses manches et faire preuve de courage dans la tempête s'il le faut. Beaucoup se rassemble aussi pour mettre en place un nouveau mode de vie, car plus d'accord de payer d'impôt pour des gens qui se mettent en place pour assurer leurs indemnités, mais pas pour le bien de notre pays. Pour ceux qui aime la philosophie de M. Gandhi : "VIVRE PLUS SIMPLEMENT POUR QUE D'AUTRES PUISSENT VIVRE, TOUT SIMPLEMENT."

Écrit par : Gozel Chantal | 05/12/2008

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